vendredi 20 octobre 2017

Harcèlement sexuel

Parce que, depuis une semaine, chaque fois que je pense à nourrir mon blog, je suis bloquée parce que la seule chose qui me vient à l'esprit, c'est ÇA, j'ai décidé de me lancer. Même si je parle rarement d'actualité ici et que je préfère que ce blog parle de choses futiles ou positives. Même si j'ai très peur de ce qui pourrait être dit dans les commentaires et des histoires que certaines pourraient raconter. Même si c'est sans doute une mauvaise idée de parler de choses intimes sur la place publique, fût-ce sous couvert d'anonymat.

Je n'ai jamais été victime de harcèlement sexuel au travail. Ce qui ne doit pas beaucoup vous étonner, vu que je travaille toute seule à la maison. Mais même avant, je suis passée successivement par une librairie londonienne (où il n'y avait que des femmes et un seul homme, si charmant que je l'ai ramené dans mes bagages quand je suis rentrée en France), une agence littéraire (où il n'y avait que des femmes, dont la patronne folle qui harcelait tout le monde, mais pas sexuellement), et une maison d'édition (avec nettement plus de femmes que d'hommes, et où tous les hommes, en particulier le patron et le chef de fabrication, étaient extrêmement respectueux). Zéro problème.

Mais.
Quand j'étais enfant et ado, j'étais précoce physiquement. Dans le sens où j'étais la plus grande de la classe, et où ma poitrine a commencé à pousser vers 8-9 ans.
Et j'étais très jolie.
Et à partir de mon entrée en sixième, à onze ans, j'ai pris le métro tous les jours.
Oui, voilà. Vous avez compris. Vous avez vu passer, il y a quelques mois, le sondage sur le harcèlement sexuel dans le métro ? Le pourcentage des femmes qui ont été victimes de harcèlement ou d'attouchements dans les transports en commun ?
100%.
Donc plusieurs fois chacune, forcément.
Et bien sûr, il n'y avait pas que le métro. Il y avait la rue, aussi. Et le collège.

Je ne vais pas faire la liste complète de tous ceux qui m'ont agressée verbalement ou tripotée. Il y en a trop. Ces salopards ont probablement oublié l'incident deux jours plus tard. Je m'en souviens encore, trente ans après. Quelques "incidents" m'ont particulièrement marquée.
- La fois où, jeune ado, j'ai croisé deux hommes qui m'ont touché les seins en passant, et où l'homme qui m'accompagnait m'a lancé : "Mais aussi, pourquoi tu te promènes avec ton manteau ouvert ?" (Je vous jure qu'il a dit ça. En dessous, j'avais un pull à col roulé. Je n'en veux pas du tout à cet homme, qui était sans doute furieux contre lui-même de ne rien avoir pu faire et qui ne savait pas comment exprimer sa colère. Mais oui, il m'a reproché de ne pas avoir fermé mon manteau.)
- La fois où, alors que j'avais environ 15 ans, dans un métro horriblement bondé, un homme devant moi a coincé sa main entre mes jambes, et un autre derrière moi s'est frotté à mes fesses en haletant. Ils ne se connaissaient pas. Ils n'ont pas vu qu'ils étaient à deux sur la même victime. C'était une coïncidence.
- La fois où un homme s'est assis juste en face de moi dans un métro vide, et a serré ma jambe entre les siennes, alors que ma mère était juste à côté (sans rien remarquer : nous avions des manteaux et des sacs). Je devais avoir dix ou onze ans. Si. Je n'ai même pas compris pourquoi il faisait ça. Manquait-il de place ? Je n'ai rien dit, pour ne pas être malpolie, mais j'étais très mal à l'aise.
- La fois où deux garçons de troisième, alors que j'étais en sixième, m'ont pourchassée dans la cour, m'ont coincée contre un mur, et m'ont brièvement tripotée, sous les yeux de tous mes camarades de classe qui riaient.
Et tous les jours, tous les jours, TOUS les jours, des regards très appuyés ou des réflexions, allant du "Eh, mignonne !" au "En voilà une belle jument". C'est à l'époque que j'ai appris à marcher très vite et à ne croiser en aucun cas le regard des autres passants (au point qu'il m'est arrivé de rencontrer ma mère dans la rue sans la voir).

Voilà. A 10 ans, j'étais une gamine à peu près heureuse et insouciante. A 18 ans, j'étais dépressive. J'ai dû voir un psy pendant plusieurs années pour remonter la pente.

Et puis, vers 16 ans, j'ai eu un petit copain. Très travaillé par ses hormones. Et qui, au début de notre relation, n'a pas su ou voulu comprendre que non, ce n'était pas normal que je sois tétanisée ainsi.
Et mon corps a dit ce que ma bouche n'osait pas dire.
Le vaginisme est une contraction musculaire prolongée ou récurrente des muscles du plancher pelvien qui entourent l'ouverture du vagin. Cette action réflexe, involontaire et incontrôlable, empêche de façon persistante toute pénétration vaginale désirée (...). Sa source est toujours psychologique, mais découle souvent d'une source physiologique. Une tentative de pénétration en dépit d'un vaginisme peut entraîner de graves douleurs qui vont souvent l'exacerber (...).
Le vaginisme secondaire survient en général après un traumatisme, physique ou psychique (mauvaise expérience), de toute nature. On parle alors plutôt de « dyspareunies », c'est-à-dire de douleurs vaginales lors des relations sexuelles. Les dyspareunies ne sont pas des maladies en soi, plutôt des symptômes dont il faut chercher la cause.  (Source : Wikipedia)
Pendant plusieurs années. Ma gynéco s'arrachait les cheveux. Il lui fallait une demi-heure pour réussir à m'examiner.
Ça n'a pas arrêté mon petit copain. Il aurait préféré que je n'aie pas mal, bien sûr, mais il pensait que c'était juste un problème physique, et qu'il fallait faire avec. Ce qu'il faisait. Toujours. Même quand je disais "pas ce soir".
Je ne lui en veux pas (et je ne veux aucun commentaire négatif sur lui, s'il vous plaît). Il ne savait pas. Pas plus que moi. Je croyais que c'était normal d'avoir peur et mal. Je croyais que c'était normal qu'il insiste jusqu'à ce que je cède. Je ne savais même pas qu'on pouvait avoir du désir avant d'avoir eu du plaisir. Je ne savais pas que je pouvais avoir du plaisir, d'ailleurs. Comme tant de jeunes filles, j'ignorais qu'il y avait un organe féminin consacré à ça.

Je vais m'arrêter là. Aujourd'hui, je n'ai (presque) plus peur. Aujourd'hui, je sais que les agressions sexuelles sont punis par la loi. Aujourd'hui, j'ai un garçon de 15 ans qui a parfaitement intégré la notion de consentement, et une fille de 7 ans dont je vous jure qu'elle n'ira pas au collège en métro, dussé-je la conduire en vélo tous les jours, parce qu'à 12 ou 14 ans, même si on sait qu'on a la loi pour soi (ce que j'ignorais), on n'ose absolument pas s'en prendre à un homme de 20 ou 30 ans. Aujourd'hui, en cas d'attouchements, je saurais me défendre. Aujourd'hui, de toute façon, j'ai des cheveux gris, donc quand je passe devant un groupe d'adolescents sur le trottoir, ils ne me regardent même pas. Mais aujourd'hui encore, j'ai toujours le réflexe de fermer mon manteau, de baisser les yeux, et de presser le pas. Et même si je vais beaucoup mieux, je sais que ces milliers de blessures grandes ou petites subies pendant mon adolescence m'ont à jamais traumatisée, et que je ne m'en remettrai jamais complètement.

vendredi 13 octobre 2017

Erreurs linguistiques de jeunesse

Le gratin de finnois du Filou a suscité un certain nombre de commentaires savoureux sur la manière dont on comprend de travers certaines expressions quand on est petit... Pour ceux qui n'ont pas lu les commentaires, florilège :
- Personnellement, je n'ai appris que bieeeen trop tard que "Les Mains Sales" de Sartre ne parlait pas d'une sorte de gruyère bizarre qui s'écrirait "L'Emmençal".
- Je me suis longtemps demandé pourquoi on parlait de trouver le poteau rose alors que ni EDF ni les PTT ne peignaient leur matériel de cette couleur.
Et une amie pensait que les petits étaient appelés enfants en basage car ils apprenaient les bases.
- Petite je confondais "tiramisu" et "kama sutra" (sans connaître la définition, ni de l'un ni de l'autre).
Plus tard j'ai écrit "Sainte Jeune Perse" au lieu de Saint John Perse.
Et on m'a longtemps raconté l'histoire de cette collégienne à qui le prof dictait une leçon sur les "bas salaires", et qui avait mécaniquement retranscrit "les basses à l'air"...

Deux autres, dans ma famille :

Ma mère m'a raconté que petite, elle ne comprenait pas pourquoi, sous prétexte qu'il était né le divin enfant, on devait aller jouer au bois pendant que résonnaient les trompettes. Et ensuite, on attendait "cette retant", mais c'était quoi, une "retant" ? (Pour ceux qui ne sont pas trop calés sur les chants de Noël, les paroles d'origine sont ici).

Ma petite sœur, à qui je chantais des chansons engagées quand elle était petite, a longtemps chanté avec moi "La balade nord-irlandaise", où Renaud invite à se débarrasser des religions : "Tuez vos dieux / A tout jamais / Sous aucune croix / L'amour ne se plaît..." Mais elle ne comprenait pas très bien à qui s'adressait ce "Tu es vodieux" (ce qui était sans doute particulièrement odieux).

A mon tour :

- Pendant toute mon enfance, j'ai cru que plein d'Espagnols se prénommaient Nicolas, puisque leurs chansons répétaient à l'envi "Nicolas son" (en admettant que "son" veuille dire "je suis", comme en italien). Jusqu'à ce que je découvre que Pepito parlait de "mi corazon" et pas d'un éventuel prénom.

- Par ailleurs, j'ai cru jusque récemment (jusqu'à enfin voir les films, en fait) que les jedis de Star Wars manipulaient des "life saviour". Vu que ces machins colorés leur sauvaient la vie à longueur de temps, ça me semblait parfaitement logique. Ce qui l'était moins, c'était la mystérieuse raison qui avait poussé les traducteurs français à traduire ce joli nom par "sabre laser".

- Et j'ai été persuadée jusque tard (mais vraiment tard) qu'il existait en Suisse (et pas ailleurs, va savoir pourquoi) un animal, le grison, qui donnait une viande savoureuse. Probablement un quadrupède gris ressemblant à la fois à un grizzly et à un bison.

Maintenant, je suis grande, et pourtant, à chaque fois qu'on me parle de viande des Grisons, de "light sabre" ou de "mi corazon", pendant une fraction de seconde, c'est ce que j'en avais fait qui me vient à l'esprit. Magie des mots et des interprétations de notre inconscient... Un peu comme les minuscules étoiles qui brillent dans les rayons de soleil passant à travers les vitres, dont on comprend un jour que ce sont des simples grains de poussière, mais qui gardent une fascination magique pour qui n'a pas complètement tourné le dos à son enfance.

Et vous, quelle erreurs linguistiques ont creusé définitivement leur trou dans vos esprits ?
 

jeudi 12 octobre 2017

Finnois gratinés

19h30. Le dîner est presque prêt. Le Filou rôde dans la cuisine.
— On manze un gratin, maman ?
— Oui.
— Un gratin comme la dernière fois ?
— Ah non.
— Y a pas de finnois dedans ?

Il m'a fallu quelques secondes pour comprendre.

(Et vous ?)

lundi 9 octobre 2017

Le repos du cycliste

Dimanche, promenade en vélo avec les Things : notre première promenade à trois, chacun sur son vélo, sans triporteur pour ramener les fatigués ou les éclopés. Dans l'ensemble, tout s'est bien passé, et Mr Thing Two s'en est bien sorti avec son nouveau vélo 20 pouces à 6 vitesses, même si Miss Thing One, toujours sur son vieux vélo 16 pouces sans vitesse, continue à le battre à plate couture rien qu'à force de constance et de détermination*. Son frère et moi avancions par à-coups, souvent loin derrière elle, et j'aidais le gamin à apprivoiser les vitesses :
— Tu vois, là, ça roule bien, donc tu peux passer en cinquième au lieu de pédaler comme un dératé !
— D'accord !
— Et là ça descend, donc tu peux tout simplement arrêter de mouliner dans le vide ! Ohé, tu m'entends ?
— Oui, oui !
— Alors pourquoi tu ne te mets pas en roue libre, dans les descentes ? Ça permet de se reposer !
— Oui mais moi, sauf quand je suis vraiment très fatigué, je suis contre la reposition.



* Comme l'a fort bien résumé mon père adoptif : lui, il fait du vélo, mais elle, c'est une cycliste.

dimanche 8 octobre 2017

Nuit Blanche 2017

Samedi soir, nuit blanche. Cette année, le programme ne m'enthousiasmait pas beaucoup, mais les enfants, à qui j'en avais parlé, voulaient absolument y aller.
— On va vraiment faire une nuit blanche ? Ou on va dormir un petit peu ? avait demandé Mr Thing Two, enchanté à cette perspective.
— On va pas dormir la moité de la nuit, et l'autre moitié, on va dormir ! avait proposé le Filou.
(Inutile de dire qu'à 22h30, ils pleurnichaient déjà qu'ils étaient mooorts de fatigue, et qu'ils voulaient "zuste aller dans mon lit", dixit le Filou qui s'est endormi sur mes genoux avant même de faire une seule station de RER).

Et donc, nous avons fait un petit tour. Nous avons vu des gens couverts de paillettes danser au forum des Halles, nous avons vu l'intérieur de l'église St-Eustache avec une vidéo bizarre sur grand écran, nous avons vu des lettres géantes qui disait "Le quai des mots" sur les bords de Seine, mais à l'envers (ce n'est qu'après coup que nous avons compris qu'on était censé lire le message depuis la rive opposée). Et c'est à peu près tout.

Mais ce n'est pas ça que nous retiendrons de cette soirée. C'est cette rencontre avec un homme qui nous a demandé très poliment, en anglais, la permission de nous interviewer deux minutes pour la radio, parce qu'il avait du mal à trouver des gens de plus de trente ans, et surtout des familles, qui habitaient à Paris depuis plusieurs années et parlaient correctement l'anglais. Il travaillait pour la BBC, et avait un accent britannique d'une pureté telle que j'aurais pu me faire interviewer toute la nuit rien que pour l'entendre parler, lui. Un grand moment de cette petite soirée !

samedi 7 octobre 2017

Vaccination des Things



La dernière fois que je suis allée chez ma médecine traitante (ben quoi ?), elle s'est étonnée de ne jamais voir les Things.
— Le plus grand, avec son problème au genou et son asthme, je l'ai vu plusieurs fois, et votre dernier est tout le temps malade, mais vos jumeaux, je ne les connais même pas !
— C'est normal, ils ont été tellement, tellement, tellement malades les trois premières années de leur vie que forcément, après, ça s'est un peu calmé... Et quand ça leur arrive encore, c'est toujours le weekend ou pendant les vacances. Toujours. Donc on a recours à SOS médecin.
— D'accord, mais enfin, ce serait bien que quelqu'un les voie au moins une fois par an, tout de même.
— Pour une révision générale, vous voulez dire ? Vous avez raison. Je fais ça pour mes vélos, je peux le faire pour mes enfants...

La fois suivante, j'ai donc amené les deux zigotos, qu'elle a consciencieusement examinés, puis pesés et mesurés, pour voir où ils en étaient sur la courbe de croissance (surprise : tout en haut). Enfin, elle examine les carnets de santé :
— Il y avait un rappel de vaccin antitétanique à faire.
— Ah bon ? Mais c'est récent, non ? Je n'avais pas remarqué.
— Au printemps 2016.
— ...
— On prend rendez-vous la semaine prochaine ?

Elle me fait deux ordonnances pour les vaccins, et ajoute du doliprane à tout hasard. J'envoie Darling à la pharmacie. Il revient assez content de lui, avec le sentiment du devoir accompli :
— J'ai acheté le vaccin, je l'ai déjà mis dans la porte du frigidaire, comme on m'a dit de le faire.
Le vaccin ?
— Ben oui, celui qui était indiqué sur l'ordonnance.
— Darling, il y avait deux ordonnances.
— Ah non, c'était une copie, m'a dit la pharmacienne. Même date, même médicaments, même date de naissance...
— Et même prénom ?
— Euh...
— Darling, à la rigueur, la pharmacienne est excusable. Mais toi qui sais que tu as des jumeaux, comment as-tu pu ne pas trouver ça louche que je veuille vacciner seulement l'un des deux ?
— Je dois y retourner, alors ?
— Je crains fort que oui.

Aujourd'hui, c'est la date fatidique. Les Things ont la trouille, surtout Mr Thing Two.
— J'ai peur des piqûres !
— Oh, dit la doctoresse, ne vous inquiétez pas, ça ne fait pas mal.
Ce qui me fait doucement rigoler :
— Si j'étais vous, les mioches, je me méfierai. Vous vous rappelez la chanson de Jean-Jacques Goldman "C'est pas vrai", celle où il fait la liste de toutes les choses que les gens disent tout le temps mais qui sont des mensonges ? Eh bien, la toute première de la liste, juste avant "Tu n'as pas changé", c'est "Ça fait pas mal"...

Jean-Jacques Goldman avait raison, ça faisait mal. Mr Thing Two hurle. Du coup, Miss Thing One commence à pleurer avant même qu'on la pique, forcément.
— Ah, zut, il lui a fait peur avec son cirque, on aurait dû la faire passer avant, dit la doctoresse.
— Sauf que si elle était passée avant et qu'elle lui avait dit que ça faisait mal, ensuite, on aurait eu du mal à le coincer, le petit trouillard costaud...

Piqûres terminées, bonbon consolateur, et promesse rassurante :
— C'est bon, plus de rappel avant leur douzième année !
— Bien, ça leur laissera le temps d'oublier !
— Vous aussi, malheureusement.
— Moi, oublier les rappels des vaccins de mes enfants ? Oh, voyons, comment osez-vous insinuer une chose pareille ?

Allez, pour cette fois, c'est bon. Plus qu'à faire vacciner le Grand contre la grippe, comme chaque hiver. Ça devrait être un tout petit peu plus facile. Même si, la dernière fois, il avait encore réclamé un patch anti-douleur et une sucette...

jeudi 5 octobre 2017

Confident royal (Victoria and Abdul)

Film historique, par Stephen Frears, dont j'avais absolument adoré The Queen, et avec Judi Dench, toujours merveilleuse : j'avais repéré bien avant sa sortie Confident Royal, et je comptais bien aller le voir au plus vite. J'ai tenu parole : quand j'ai vu en fin d'après-midi que j'avais traduit mon quota de pages pour la journée ET déjà aidé les enfants à faire leurs devoirs, j'ai décidé de m'y précipiter le jour même de la sortie. Faites-vous des pâtes, j'enfourche mon vélo, à moi la liberté !

Verdict ?
C'est très joli.
Judi Dench joue admirablement bien, évidemment.
La reconstitution historique est impeccable.
L'histoire est charmante.

Pourtant, il manque quelque chose. Un peu de sel. Un peu de profondeur. Un peu d'originalité. Un peu de surprise. Le scénario suit une trame écrite d'avance, la rencontre, l'amitié improbable, les réactions outrées de la Cour, la dispute et quasi-rupture à mi-parcours, la fidélité jusqu'au bout. On sourit, on rit parfois, on pleure un peu, mais toujours à des moments attendus, sans jamais sortir des rails. Sans jamais sonder vraiment la complexité de la situation historique, ou des deux personnages principaux, et encore moins des personnages secondaires.

Soyons clairs, je ne regrette pas une seconde ma soirée. Et cette actrice, bon sang, quelle actrice ! Mais ça aurait pu être encore mieux. Comme si scénariste et réalisateur n'avaient pas osé aller au-delà du simple tableau historique un peu convenu. Dommage !

mardi 3 octobre 2017

Le bris et la fureur

Les enfants m'ont énervée. Ils ont râlé au moment de mettre la table : LE truc qui me fait sortir de mes gonds quand je viens de passer une heure et demie en cuisine pour leur préparer une soupe maison, un gratin maison, et une crème dessert maison, en plus du goûter maison de l'après-midi. Dans ma colère, j'ai jeté quelque chose par terre, mais dans ma sagesse, j'ai choisi quelque chose qui ne pouvait pas se casser : pas d'assiette ni de verre.


Qui aurait cru que c'était si fragile, un couteau en inox ?

lundi 2 octobre 2017

Mac Bouddha

Décidément, notre visite au monastère bouddhiste a influencé les mômes : ils ont décidé de nourrir le petit Bouddha de Darling.
Bon, pas sûr qu'il apprécie le menu proposé, mais c'est l'intention qui compte, pas vrai ?

samedi 30 septembre 2017

Freins à disque

Je reviens de l'atelier vélo, pour la troisième fois de suite. Je suis enchantée, donc même si je sais que tout le monde s'en fiche, j'en parle :
— Aujourd'hui, j'ai dévoilé la roue arrière ! Et j'ai aussi retendu la chaîne, et lubrifié les pédales, parce que ça grinçait quand je pédalais. Bon, après coup je me suis rendu compte que ce n'étaient pas les pédales qui grinçaient, mais la selle. La semaine prochaine je la change.
— Et le frein qui ne freinait pas ? demande le Grand, qui a le mérite d'essayer de suivre.
— J'ai changé le câble pour la troisième fois, et ça va un peu mieux. Cela dit, ça reste un "pince-roues", hein. Ce sont les moins bons freins qui existent. Dès que je serai un peu plus calée, je mettrai des freins à disque.
Le Filou ouvre de grands yeux admiratifs :
— Et ça fera de la musique quand tu pédaleras ?

vendredi 29 septembre 2017

pantalon litigieux

— Au revoir, je pars au lycée !
— Mais mon grand, tu n'as pas sport, aujourd'hui ? Pourquoi n'as-tu pas mis un jogging ?
— J'en avais plus aucun propre.
— Comment ça ? J'en ai lavé plusieurs hier ! Tu es allé voir sur le sèche-linge ?
— Ah non. Tant pis, j'ai pas le temps.
— Tu vas te faire gronder par ton prof ! Et d'abord, c'est quoi ce pantalon que tu portes ? Il a une coupe bizarre, je trouve.
— Je sais pas, il était dans mon tiroir.
— Mais... attends voir... c'est un pantalon à MOI, ça ! Papa a dû se tromper en les rangeant ! Veux-tu bien me rendre mon pantalon tout neuf !
— Non, j'ai pas le temps, il faut que j'y aille, tant pis, au revoir !
— Reviens ici tout de suite ! Mon pantalon ! Tu vas me l'abîmer ! Reviens !
— A ce soir !

Après le pyjama de son arrière-grand-père et les bottes militaires de son grand-père, voilà qu'il porte sans complexe le pantalon de sa mère. Franchement, je n'ai jamais été coquette, mais ce gamin-là bat tous les records, je pense.

mercredi 27 septembre 2017

Urgence (énième épisode)

Quand une éditrice m'avait contactée mi-juin pour une urgence estivale, à défaut de pouvoir respecter les délais qu'elle me proposait, je lui avais proposé le compromis suivant : un tiers du texte fin août, et le reste fin septembre.
Je n'aime pas trop faire une remise de traduction en deux fois, parce que j'aime avoir tout traduit pour être sûre de mes choix, et aussi parce que ça me fait faire deux relectures générales finales : une du premier tiers, et une de la totalité, premier tiers compris (pour avoir une vue d'ensemble). Mais bon, puisque c'était urgent, j'ai envoyé ce premier tiers fin août, comme prévu. Je n'ai pas eu de retour.

La semaine dernière, j'écris à l'éditrice :
Chère éditrice,
J'arrive au bout de ma traduction et vais bientôt commencer ma relecture générale. Si tu as des remarques sur la première partie, c'est le moment de me les faire, pour que j'en tienne compte !

Pas de nouvelle. Tant mieux, ai-je pensé : elle n'a rien à dire. Mon travail est parfait.

Elle m'a écrit aujourd'hui :
Chère Fofo,
J'ai reçu un roman humoristique pour lequel j'ai besoin d'une fiche, je peux te l'envoyer ? Et au fait, je me rends compte que j'ai oublié de répondre à ton message de la semaine dernière... En fait je n'ai pas eu le temps de lire la première partie que tu m'as envoyée fin août. Mais ne t'inquiète pas, je suis sûre que ce sera très bien !
À très vite,
Éditrice

Sans commentaire.

dimanche 24 septembre 2017

Un dimanche bien rempli

Quand je me suis réveillée ce matin, je me suis dit que je ne pouvais pas continuer plus longtemps avec le tabouret trop petit et bancal qui me sert de table de chevet. J'avais l'ambition de mettre des étagères Lundia, mais l'heure est plutôt à la restriction budgétaire. Est-ce que je pouvais trouver quelque chose à la cave ?
Après avoir donné le petit-déj aux enfants, nourri le chat, lancé une lessive, lavé les casseroles qui traînaient et imprimé la traduction que j'ai terminée hier, j'ai donc fait un tour à la cave, réfléchi, essayé, et finalement j'ai bricolé une table de chevet correspondant exactement aux dimensions désirées en démontant un vieux tiroir cassé et en y vissant des planches en guise de pieds. Je vais enfin pouvoir poser à la fois ma lampe de chevet, mon réveille-matin et mon livre.

A ce stade, il était 10h40. J'ai réveillé le Grand qui dormait encore, et puis nous sommes partis tous ensemble faire une promenade sur les bords du bassin de la Villette, car j'avais repéré qu'il y avait un festival nommé "Culture au quai" avec plein de bonnes idées de sorties culturelles. J'ai ramassé des programmes, nous avons assisté à un petit concert de rock, et nous avons mangé des crêpes au soleil avant de rentrer.

Une fois à la maison, j'ai étendu le linge, et puis j'ai préparé des scones, pour un véritable "afternoon tea" en famille. Dans la foulée, j'ai laborieusement tondu la pelouse avec ma tondeuse manuelle, histoire de bien digérer. Et j'ai purgé les radiateurs, parce que ça figurait sur ma liste de choses à faire cette semaine.

Ensuite, je suis passée aux choses sérieuses : j'ai ressorti le vieux vélo que j'essaie de retaper (je suis retournée à l'atelier vélo hier, je progresse) et j'ai changé le câble du frein arrière. Pendant que j'y étais, j'ai remis l'antivol en état de marche, démonté le carter pour comprendre pourquoi la chaîne faisait du bruit (j'ai compris, mais ça attendra le prochain atelier), et remplacé les lampes cassées.

Et puis le soir était tombé, et je n'avais plus que le temps de préparer un minestrone plein de bonnes choses pour équilibrer un peu la journée alimentaire. Pendant que j'épluchais et découpais les légumes, j'ai fait faire leurs devoirs aux Things.

Dîner, lavage de dents, livre, bonne nuit les petits. Repos ? Hélas, non : le Grand n'avait pas réussi à faire ses maths. Factorisation, identités remarquables, équations. J'ai passé presque deux heures à jongler avec des X et des racines carrées, et à essayer de ne pas m'énerver ("NOOOON, x divisé par x, ça ne fait pas zéro ! Je vais te le faire copier dix fois !")

Et nous y voici. Dès que j'aurai fini de bloguer, je vais aller me coucher pour terminer la lecture d'un roman pour lequel je dois faire une fiche demain.

Je suis vraiment, vraiment désolée, je sais que ça ne se fait pas, je sais que ça ne se dit pas, je sais que je ferais mieux de le garder pour moi, mais je dois vous l'avouer : des fois, je m'épate moi-même.

mercredi 20 septembre 2017

Ciré rétréci

— Filou, comment expliques-tu que ce manteau soit beaucoup trop petit pour toi alors qu'il allait encore à Mr Thing Two il y a deux semaines ?
— Ben, ze sait pas.
— Eh bien, je vais te le dire, moi : parce que ce n'est pas le tien !
— Mais si, il est zaune !
— Il est jaune, en effet, mais il n'y a pas de poissons rouges en bas derrière, et les manches ne sont pas les mêmes, et ce n'est ni ton nom ni celui de l'un de tes frères qui est écrit à l'intérieur, et surtout, il est taille 4 ans alors que tu venais d'hériter d'un manteau taille 8 ans !
— Ah oui, c'est vrai !

La prolifération des cirés de marin est une plaie.
(Mais dès demain, il va refaire l'échange à l'école, c'est moi qui vous le garantis !)

lundi 18 septembre 2017

Bouddha peu orthodoxe

Hier, pour les journées du patrimoine, j'ai embarqué mes quatre mômes dans un monastère bouddhiste de ma commune qui ouvrait ses portes ce jour-là. Nous avons été reçus par une dame asiatique très aimable qui nous a fait allumer des bâtons d'encens et nous a incités à nous incliner mains jointes devant le grand bouddha du jardin, puis nous a emmenés faire un petit tour à l'intérieur. Nous avons vu des dragons, des fleurs de lotus, des petites loupiotes, des photos de morts et de noms de morts et des listes de morts, et surtout des bouddhas, partout, partout, avec des offrandes de nourriture devant ("C'est des vraies pommes ?" a demandé Mr Thing Two en tendant déjà la main) et des bouquets tout autour. Nous avons dû nous incliner tant de fois qu'au bout d'un moment, le Filou a pris le parti d'avancer les mains jointes en baissant la tête à intervalles réguliers, histoire d'être certain de ne pas être malpoli (j'avais beaucoup insisté sur le respect des croyances d'autrui).

Une fois la visite terminée, la dame voulait absolument nous inviter à déjeuner, mais la perspective d'attendre près d'une heure dans le tout petit jardin avec les gamins qui jouaient à sauter à pieds joints sur les rochers autour de la mare et qui se demandaient déjà comment attraper les poissons sans canne à pêche m'a passablement effrayée.
— Je vous assure, ils ne nous dérangent pas, nous aimons les enfants ! a insisté la dame.
— Oui mais justement, je voudrais partir pendant que vous les aimez encore...

Nous sommes donc rentrés chez nous en fin de matinée, et pour une fois, au lieu de rentrer immédiatement dans la maison, les trois plus jeunes sont restés jouer dehors. Ils trafiquaient quelque chose autour de la table du jardin. Ce n'est que quand je suis allée prendre des herbes aromatiques que j'ai compris quoi.



Ils avaient fait un bouddha.

dimanche 17 septembre 2017

Premier atelier vélo

Hier, j'ai enfin fait quelque chose que je voulais faire depuis des mois, voire des années : j'ai pris mon courage et mon vélo à deux mains, et je suis allée m'inscrire à l'atelier vélo le plus proche de chez moi (c'est-à-dire à quelques kilomètres, quand même). Pour ceux qui ne connaissent pas, un atelier vélo, c'est un atelier géré par des bénévoles où on va réparer son vélo soi-même, avec l'aide et les conseils de ceux qui s'y connaissent mieux que vous, et avec le matériel à disposition.

Je n'y connais RIEN en mécanique cycliste. Mais vraiment rien. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai acheté un vélo "hollandais", c'est-à-dire avec les vitesses intégrées dans le moyeu (ne croyez pas que je sache ce que ça signifie, j'ai appris la formule par cœur) et pas de chaîne visible, donc quasiment aucun entretien et aucun risque de dérailler. Sauf que tout est dans le "quasiment". Des fois, surtout au bout de quelques années, ça grince, ça chuinte, ça couine. Ou alors le pneu se dégonfle, et on en conclut qu'il faut le changer ("Mais non, juste la chambre à air", me disait-on. "Ah bon, c'est pas la même chose ?" m'étonnais-je...) Ou alors un câble pendouille, et on se dit qu'il faut sans doute mieux le rattacher, à tout hasard : il pourrait servir à quelque chose. Ou alors le vélo se met à faire des zigzags, et ça rallonge les trajets...

Jusqu'ici, pour tous ces trucs-là, j'allais chez mon vélociste préféré, qui me remettait ma monture d’aplomb en deux temps trois mouvements, en me facturant moins d'argent qu'il n'en faut pour se payer un bon repas au resto. Sauf que des fois, quand il me disait "Ben c'est normal que le vélo fasse des zigzags, la roue est voilée, vous n'aviez pas remarqué ?", je me sentais un peu ridicule (d'autant plus que j'ignorais ce qu'il voulait dire par là) (un voile ? Ou ça, un voile ?). Et puis l'année dernière, mon vélociste a déménagé, et il n'y en a plus nulle part autour de chez moi. Et comme j'aime bien faire des trucs manuels, parfois, je me suis dit que j'allais apprendre à me débrouiller sans lui.

Bref, atelier vélo.
Je ne connaissais rien de rien à la manière dont un vélo fonctionne, vous disais-je. Je suis restée trois heures là-bas. Et quand j'en suis ressortie, mon vélo était comme neuf, et j'étais devenue si calée que j'aurais pu prendre la place de mon ex-vélociste.


Vous m'avez cru ?
Vous n'auriez pas dû : c'était une blague.

J'ai très vite compris que non seulement le bénévole était débordé, mais aussi que le côté "vitesses dans le moyeu" de mon vélo hollandais était trèèèèès largement au-dessus de mes maigres capacités. J'ai vaguement tenté de retirer des trucs superflus sur ma bécane, mais quand je n'ai même pas réussi à ôter la lampe arrière cassée depuis trois ans, j'ai renoncé. Je suis allée aider une fille qui s'y connaissait aussi peu que moi et qui ne m'avait strictement rien demandé, et même si elle a été un peu surprise de mon intrusion, nous avons bien ri, mais à force de quémander des conseils, nous avons aussi réussi à redresser sa roue, et j'ai appris des tas de trucs sur la métaphysique des rayons de roues de vélo. Et puis après, on m'a collé entre les mains un vieux vélo hors d'état et j'ai entrepris de le démonter.
Hier, pour la première fois de ma vie, j'ai démonté un dérailleur.
Je vous jure.
En prime, maintenant, je sais ce qu'est un dérailleur.
J'ai même réussi à retirer la chaîne qui pendouillait au bout, à l'aide d'un drôle d'outil dont j'ai oublié le nom et que j'ai cassé illico mais après le bénévole l'a réparé donc tout va bien.

Je suis rentrée chez moi fière comme si j'avais inventé les tournevis, bien décidée à y retourner à la première occasion. Peut-être même avec un vélo à moi en mauvais état (j'en ai récupéré un exprès pour ça, et il n'a PAS les vitesses dans le moyeu, ouf). J'ai raconté à toute ma famille ce que j'avais fait, mais ils s'en fichaient complètement et n'ont été impressionnés que par mes mains noires comme du cambouis même après cinq lavages au savon et trois autres à l'eau de javel. Mais je prendrai ma revanche un jour. Quand les gamins seront grands et qu'ils viendront me voir avec leur propre vélo parce qu'il y a un câble de rayon débranché dans le guidon de leur moyeu et que MOI, je saurai ce qu'il faut faire, ils rigoleront moins...

mercredi 13 septembre 2017

Soupe et politique

Le Filou fait je ne sais quel caprice à table. Mr Thing Two se tourne vers lui et lui lance :
—Allez, mange ta soupe, espèce de communiste !
Oh bon sang. Mais qu'est-ce que le Grand a bien pu encore lui raconter ?

(Ça m'a rappelé Mafalda, "la soupe est à l'enfance ce que le communisme est à la démocratie"... Sauf que, vérification faite, ce gosse n'a pas la moindre idée de ce que signifie ce mot, bien sûr. N'empêche qu'il était très fier de son petit effet...)

lundi 11 septembre 2017

Réunions de rentrée

Je vous l'ai raconté brièvement il y a quelques jours : en fin d'année dernière, la directrice de l'école des Things m'avait appelée pour demander si je voulais qu'ils soient séparés l'année suivante. Ce à quoi j'avais répondu que c'était sans doute une bonne idée, pour achever de les rendre indépendants (chacun ses jeux, ses copains, et donc, son instit, ses devoirs, etc.) et pour éviter qu'ils soient souvent comparés l'un à l'autre. Mais je savais que ce serait parfois compliqué, par exemple au moment des devoirs, mais aussi des réunions avec les parents

Vendredi, j'ai eu un mot dans les deux carnets de correspondance. La fameuse réunion de rentrée.
Miss Thing One : mardi à 18h.
Mr Thing Two : mardi à 18h.

Bah, je m'en doutais. Il n'y a pas tant de jumeaux que ça, il faut dire. C'est déjà bien que les réunions des CP ne tombent pas en même temps que celles des CE1, ou des CE2, etc., parce que là, il y aurait beaucoup plus de parents concernés, avec des enfants de deux ou trois ans d'écart.

Et alors, je fais quoi ? Depuis vendredi, je me pose la question. Je choisis celle qui m'inspire le plus ? Ou le moins, au contraire ? Je tire à pile ou face ? Oui, mais celui des Things dont je n'aurai pas vu la maîtresse sera furieux. Ou alors je fais comme une mère que j'avais vue quitter la première réunion en plein milieu pour aller asssiter à la fin de la deuxième, ce qui avait dû la faire passer pour une malotrue envers la première instit, et pour une retardataire incroyablement sans-gêne envers la deuxième ?

Ce soir, le Grand m'annonce :
— Maman, il y a une réunion parents-profs au lycée, demain. Le prof principal a beaucoup insisté, il dit que c'est très important, il faut absolument que tu y ailles !
— Demain ? Mardi ? A quelle heure ?
— 18h.

Bon. C'est bien. Au moins, le problème est réglé...

dimanche 10 septembre 2017

Premier dimanche soir de Seconde

Devinette : à quoi ai-je passé mon premier dimanche soir depuis la rentrée ?

Réponse : à faire des maths avec le Grand qui :
- n'avait pas ouvert son cartable le samedi, ni d'ailleurs le dimanche matin, ni même le dimanche après-midi ;
- ne comprenait déjà rien à la toute première leçon ;
- n'avait pas noté quels étaient les exercices à faire, de sorte qu'il a fallu faire toute la page.

Le lycée commence très bien.

jeudi 7 septembre 2017

Les mots nés en même temps que moi

Pour fêter ses 50 ans, le Petit Robert propose de découvrir le ou les mots nés la même année que vous. C'est là :
http://jeu50anspetitrobert.lerobert.com/
Si vous êtes de 1976, sachez que j'ai déjà fait le test, et que cette année-là, il y a eu ces deux nouveaux mots :
- Fluo
- Rasta
Avec tout ça, c'est étonnant que j'aie toujours eu un look* si sage, non ? J'ai toujours su que je n'étais pas vraiment de mon époque. Allez, il est encore temps de changer : dès demain, je me fais des dreadlocks et je me mets du maquillage fluo.

* Celui-là, il date de 1977. C'est presque ça.

mardi 5 septembre 2017

Eloge de la nouvelle maîtresse

— Tu sais, maman, ma nouvelle maîtresse, elle est super-gentille ! dit Miss Thing One.
— La mienne aussi ! intervient Mr Thing Two*.
— Oui, mais la mienne encore plus. Elle est même plus gentille que toi, maman.
— Tant mieux, ma chérie.
— En fait, tu sais, je préfère quand je suis à l'école que quand je suis à la maison.

(Si elle préfère son instit à sa mère et ses copines à ses frères, c'est plutôt logique, comme conclusion) (C'est décidément dommage qu'elle n'y aille que 139 jours dans l'année...)

* On m'a téléphoné en fin d'année dernière pour savoir si je voulais qu'ils soient séparés cette année, et j'ai répondu oui sans hésiter. Ça va peut-être compliquer les choses pour les réunions à la même date et les devoirs décalés, mais je pense que ça leur fera le plus grand bien !

lundi 4 septembre 2017

139 jours

Aujourd'hui, pour fêter la rentrée, j'ai fait un petit calcul. Corrigez-moi si je me trompe, mais pour l'année scolaire 2017-2018, les enfants auront en tout 36 semaines de cours. En enlevant les samedi, dimanche, jours fériés ET les mercredi (le maire de ma commune a appliqué la réforme le plus mal possible, avec seulement deux heures ridicules le mercredi et aucune véritable activité périscolaire, du coup il a eu beau jeu de décréter que les parents étaient contre et de revenir à la semaine de quatre jours à la première occasion), cela fait 139 jours d'école dans toute l'année.

139 jours.

Le nombre le plus faible de toute l'Europe. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Le Monde, dans un article daté du 24 novembre 2015 :
La France est le pays où le jour moyen de jours d'école par an dans l'enseignement primaire est le plus bas de tous les pays de l'OCDE.
Et ça, c'était alors qu'on était encore à 4,5 jours par semaine.

Devinez quoi ? Ce n'est pas bon pour les enfants. Les spécialistes le disent, et tout le monde le sait, même si on fait semblant de l'ignorer. Ce n'est pas bon non plus pour les mères, car, oh, surprise, ce sont elles qui prennent des temps partiels pour s'occuper de leurs bambins, ce qui nuit fortement à leur carrière (et là aussi, c'est Le Monde qui le dit dans un article d'il y a trois jours intitulé La réforme des rythmes scolaires : un impact significatif sur l'emploi des femmes).

Rien de nouveau. Z'ont qu'à pas faire de gosses, les bonnes femmes. Ou convaincre leur mari de prendre un temps partiel. Sauf que bon, comme c'est presque toujours monsieur qui a un meilleur salaire, ça a peu de chances d'arriver.
Et pourquoi est-ce que c'est monsieur qui a un meilleur salaire ? Ben tiens, à cause de ces fameux écarts de salaire (de 26% ou 35% selon le mode de calcul) que les patrons justifient, entre autres, par... le fait que les femmes ont des horaires moins souples à cause de leurs gamins, et qu'elles prennent des temps partiels.
Ce ne serait pas ce qu'on appelle un cercle vicieux, par hasard ?


Bon sang, 139 jours sur 365. Même pas un jour sur deux, loin de là. Et dans mon cas, pas question de travailler moins, bien sûr. Donc je travaillerai dans de moins bonnes conditions, voilà tout. Dans le bruit, ou le soir, ou en vacances. Et je ne dormirai pas beaucoup. Pas grave, je suis habituée...

(D'ailleurs, je vais me coucher, tiens.)

samedi 2 septembre 2017

Gentil ?

Paris-Plage. Une aire de jeu. Des gamins qui grimpent sur un faux bateau, dont les miens. Soudain, un bonhomme qui doit avoir 5 ou 6 ans se plante devant Mr Thing Two et l'apostrophe :
— Est-ce que t'es gentil, toi ?
Mr Thing Two le regarde, un peu interloqué, puis répond docilement :
— Ben, oui.

(C'est vrai) (La preuve, il a répondu au lieu de filer une baffe à ce petit indiscret) (qui est ensuite allé signaler au Grand qu'il était assis sur la cheminée du bateau et que ledit bateau risquait donc d'exploser) (Le Grand a donc changé de place) (Bien gentil, lui aussi...)

vendredi 1 septembre 2017

"En fin d'après-midi"

Le Grand va entrer au lycée lundi matin. A quelle heure ? Je l'ignorais, donc hier, j'ai consulté le site internet. L'heure de la rentrée était en fonction de sa classe : 9h, 10h ou 11h selon s'il est en seconde A, B, C, D, E, F, G, ou H. Et "la composition des classes sera affichée vendredi en fin d'après-midi", disait le site.

Cet après-midi, donc, je sors vers 17h45 en espérant que les listes seront déjà affichées, et je me rends devant le lycée. Lorsque j'arrive, il y a une dizaine de personnes qui parlementent avec un homme debout de l'autre côté de la grille. Quelques adolescents, quelques parents, qui ont tous l'air perplexe ou franchement mécontent.

J'inspecte les grilles. Aucune liste nulle part. Je demande à une mère ce qui se passe.
— Les listes ont été affichées entre 15h et 17h, mais elles ont été retirées, m'explique-t-elle, furieuse.
— Hein ?
— Eh oui. Apparemment, il fallait poser son après-midi pour venir !

Je m'approche du type derrière la grille. Il est en train de répondre avec agacement aux récriminations :
— Les listes ont été affichées pendant deux heures, il fallait venir à ce moment-là !
J'interviens :
— Mais enfin, sur le site, il était écrit...
— Il y a plusieurs milliers de lycéens qui sont passés dans l'après-midi, ce qui prouve qu'ils le savaient, eux !
— Mais pourquoi ne pas mettre sur le site...
— Ah non, la composition des classes n'est pas mise sur le site.
— D'accord, mais pourquoi ne pas...
— Pour des raisons de confidentialités.
— Mais...
— C'est comme ça, il fallait venir à l'heure !
— Mais laissez-moi finir ma phrase ! Pourquoi ne pas mettre sur le site "entre 15h et 17h" ? Il était écrit "en fin d'après-midi" !
— Bah, de toute façon votre enfant n'a qu'à appeler un camarade, il y en aura sûrement un qui saura.
— Ah non, il ne connaît personne qui rentre dans ce lycée.
— Alors vous n'avez qu'à appeler à 8h30 lundi matin.
— A l'heure où on doit accompagner les enfants à l'école ? Et même dans deux écoles différentes, dans mon cas ? De toute façon, si vous donnez le même conseil à tout le monde, la ligne sera forcément occupée !
— Eh bien, votre enfant n'a qu'à venir à 9h, et s'il commence à 10h ou 11h, il reviendra plus tard. Bonsoir !

Nous avons de la chance : nous habitons à quelques minutes à pied du lycée. D'autres élèves mettent une demi-heure en transports en commun pour venir. Ceux-là n'auront qu'à patienter une heure ou deux sous l'abribus, j'imagine.

Je suis rentrée à la maison excédée. Dès mon arrivée, le Grand m'a interrogée :
— Alors, je suis dans quelle classe ?
— Aucune idée, mais j'ai le regret de te dire qu'il y a un crétin fini qui travaille dans l'administration de ton lycée. J'espère que ce n'est pas le proviseur.
— Il était comment ?
— Maigrelet, chauve, avec des lunettes.
— Ah si, c'est le proviseur.

Ah.
Bigre.
Ça commence bien.

mercredi 30 août 2017

Joies du retour pour les Things

Peu avant de prendre l'Eurostar pour rentrer à Paris, Mr Thing Two se lamente :
— Je suis triste de partir de Londres !
— C'est bon signe, ça veut dire que tu as passé de bonnes vacances, réponds-je.
— Et à la fois, je suis content, parce que je vais revoir Filou. Il me manque beaucoup beaucoup !
— Ah bon ? s'exclame Miss Thing One, sincèrement surprise.
— Pas à toi ? demandé-je.
Elle n'hésite pas une seconde :
— Non.
— Ton papa et ton grand frère non plus ?
— Non.
— Mais tu es quand même contente de rentrer ?
— Oui, parce que je vais retrouver mes disques des Kids United !

(Je préfère ne pas commenter)

mardi 22 août 2017

Cartes Postales de Londres (à venir)

Je suis actuellement en vacances à Londres avec ma mère, ma soeur ado, et les Things. Nous avons un programme si chargé que je ne trouve pas le temps de bloguer, surtout que j'essaie de travailler un peu malgré tout. Mais à défaut de bloguer, j'ai fait plein de photos. Juste avant le départ, je me suis acheté un nouvel appareil photo (pour remplacer celui qui a été arrosé de peinture, celui qui a été noyé par l'ouverture d'une gourde, celui dont l'écran s'est brisé, celui qui est tombé en panne, et les précédents) (j'adore faire de belles photos, mais il faut bien dire que je n'ai pas tellement de chance avec les appareils).

Et donc, je photographie. Les paysages, les monuments, les enfants, les enfants devant les paysages, les enfants devant les monuments, enfin bref, vous voyez le genre. OK, ce ne sont pas forcément des photos d'une originalité fulgurante, mais j'en ai tout de même fait certaines que j'ai trouvées particulièrement réussies, et je me suis promis de vous faire un magnifique résumé de mon séjour en cartes postales à mon retour.

Hier soir, en sortant d'un théâtre, j'ai fait une grande promenade au bord de la Tamise et j'ai mitraillé les gratte-ciel, les monuments éclairés qui se reflétaient dans l'eau, les scènes insolites ou amusantes. De retour dans le métro, j'ai voulu regarder les photos que je venais de prendre. Normalement, je ne le fais jamais : j'attends de les transférer sur un ordinateur pour les voir sur grand écran. Mais j'avais testé deux programmes "nuit" différents, et je voulais comparer les résultats.

La toute dernière photo était vraiment très bien.
La précédente ne s'affichait pas.
Toutes les autres non plus.
Tiens ? Pourquoi ?
L'appareil m'a donné la réponse : "No memory card".

Non ?
Non !
NON !!!!

Si. Depuis cinq jours, je mitraille Londres avec un appareil photo dépourvu de carte mémoire.

jeudi 17 août 2017

courgettes XXXL

Mon père adoptif avait accepté très gentiment de venir vider notre boîte aux lettres, éteindre une lumière allumée, et faire le tour du jardin. Au téléphone, il m'avait annoncé :
— Je te préviens, c'est une vraie jungle. Tu vas t'amuser, avec ta tondeuse manuelle.
— Ah. Tu as pris des tomates cerises ?
— Elles n'étaient pas encore mûres.
— Des framboises ?
— Il n'y en a aucune.
— Des mûres ?
— Déjà toutes pourries.
— Des courgettes ?
— Ah, je n'ai pas vu de courgettes.

Je ne sais pas comment c'est possible, dis donc.
 (En vrai je sais : c'était vraiment une jungle. Oui, au point de cacher les courgettes.)

(C'est une cruche énorme de deux litres, pas un petit pichet)

dimanche 13 août 2017

Nom de...

Ma mère est quelqu'un de plutôt poli, aimable et d'un tempérament égal. Aussi, lorsque, en arrivant chez elle, nous avons trouvé ce papier couvert de son écriture sage sur la commode, nous avons été pour le moins... surpris.

(Cliquez pour agrandir)
En fait il paraît que c'est une citation cinématographique, donc tout va bien. Du moins, je crois.

(Un applaudissement virtuel à celui qui reconnaîtra la référence.)


vendredi 11 août 2017

Une soirée de débauche

Dernier soir avec mon invité/ami. Le Filou est en voie de guérison, la canicule s'est éloignée, la quille est proche, et si on allait fêter ça quelque part ? Malgré l'insistance de Darling, qui doit rester avec les gamins endormis, le Grand refuse de venir nous chaperonner (il n'a plus que 50 pages du Comte de Monte-Cristo à lire, on peut le comprendre). Tant pis, on part quand même. Direction la ville la plus proche (2000 habitants, à 5 km de mon village paumé). Bonne surprise : il y a même un bar ouvert, à 23h15, c'est fou ! Nous nous dirigeons joyeusement vers la demi-douzaine de personnes installées en terrasse, quand tout à coup, un doute me saisit :
— Euh, dis... on est censé boire quoi, à cette heure-ci ?

Mon invité sait que je n'aime pas l'alcool (ce n'est pas faute d'avoir essayé, pourtant). Lui-même n'en boit pas beaucoup non plus. Et nous ne sommes pas de grands consommateurs de jus de fruits. Il réfléchit, et propose d'esquiver le problème :
— Une glace ?
— J'en ai pris une en dessert tout à l'heure. Je n'ai plus faim. Un capuccino ? Décaféiné ?
— Ou alors, soyons fou : un coca !
— Oh ! Tu crois ? Carrément ?
— Light.

Il a même pris un coca zéro. Quant à moi, je n'avais pas tout à fait terminé de digérer mon dernier soda (bu en 2013 ou 2014, il me semble), donc j'ai profité du fait que tous les bars italiens proposent des vrais jus d'orange pressés pour avaler quelques vitamines. Et ensuite, nous sommes rentrés, pour nous coucher avant minuit.

C'était vraiment une chouette soirée. Parfois, ça fait du bien d'être déraisonnable !


mercredi 9 août 2017

Le Grand et le feu au derrière

La voiture de location que j'ai cet été a un système de chauffage intégré au siège du conducteur. C'est la première fois qu'on me fait le coup, donc je ne trouve pas tout de suite le bouton pour l'arrêter. Je me plains :
- Quelle horreur ! J'ai l'impression d'avoir le feu aux fesses !
Mon invité s'esclaffe, ce qui étonne le Grand. J'explique :
- Avoir le feu au cul est une expression qu'on utilise pour parler de quelqu'un qui est... un chaud lapin, disons.
- Un quoi ?
Je soupire :
- Quelqu'un qui a une libido très développée.
Il a l'air toujours aussi perplexe. Je suis désemparée :
- Tu ne sais pas ce qu'est la libido ?
- Non, mais ça me fait penser à "escargot".

mardi 8 août 2017

Fatiguée (bis)

Vous me croirez si je vous dis que le Filou a plus de 39 de fièvre ?
Non non, ce n'est pas une suite de sa chute de l'autre jour, juste un de ses célèbres virus. J'ai des gamins beaucoup plus grands que la moyenne et très costauds en apparence, mais tout fragiles en dessous.
Cela dit, faut pas trop s'inquiéter pour lui. Quand le doliprane lui laisse un peu de répit, il court et saute dans tous les sens. (Oui, bien sûr, avec son plâtre, pourquoi ?)
Moi, par contre, je pense qu'il va me falloir un mois pour me remettre de ces vacances...

samedi 5 août 2017

Le Filou, la terrasse et l'hôpital

Une morne et caniculaire journée s'annonçait. Je devais emmener un invité à la gare le matin, et attendre l'arrivée d'un autre le soir. Je m'étais demandé dans quel lieu climatisé j'allais pouvoir tuer le temps.
Finalement, le Filou a eu la gentillesse de régler le problème. Il était tombé de la terrasse lors d'une de ses acrobaties, s'était cogné la tête et avait mal au poignet. Et depuis, en plein jour, il somnolait sur son lit.
Panique.
Urgences. Gros soulagement : pas de traumatisme crânien. "Juste" une fracture au poignet. Trois semaines de plâtre (sympa, en plein été, sans même parler de la piscine). On l'a quand même gardé pour la nuit (avec Darling), en observation, mais c'était sans doute la douleur qui le faisait somnoler.
En tous cas, j'ai eu ce que je voulais : j'ai passé la journée à l'hôpital.
Climatisé.

PS: si, bien sûr qu'il y a une rembarde autour de la terrasse,  haute d'un peu moins de 2 mètres. Il l'a escaladée. Ça n'étonne personne, si ?

mardi 1 août 2017

Température : prévisions

Hier, 33 degrés celsius.
Aujourd'hui, 34.
Demain, 35.
Jeudi, 36.
Vendredi, 37.
Samedi, 38.
Les prévisions météo de mon téléphone ne vont pas au-delà. Heureusement...

lundi 31 juillet 2017

Fatiguée

Une petite gastro qui passait par là, des mauvaises nuits et un gros manque de sommeil, un jardin assez moche pour cause de travaux, quelques petits soucis techniques agaçants, et la perspective d'une affreuse vague de chaleur à partir de demain.
Ah, et un invité végétarien qui me complique les menus.
On ne peut pas dire que ces vacances italiennes commencent du meilleur pied.
Mais ce n'est pas grave: il y a toujours les glaces, les couchers de soleil, les bains de minuit, l'ami qui arrive bientôt, les bons romans...
(Et l'idée que l'été se terminera par un séjour à Londres !!!)

mercredi 26 juillet 2017

Tour à croquer

"Et si nous faisions des croque-monsieur pour le dîner la veille du départ ? avions-nous pensé. Avec une salade, ce sera simple et rapide..."

Sauf quand on en prépare 14.

(La prochaine fois, des pâtes !)

mardi 25 juillet 2017

Cartes postales de la Drôme

Mon appareil photo est tombé en panne juste avant les vacances (sinon c'est pas drôle). Il n'est toujours pas réparé. Du coup mes photos ont été faites avec un téléphone tout bête. J'en ai pris assez peu, et elles sont très mauvaises. Je n'en ai même pas une seule potable du camping. M'enfin, pour ce que ça vaut, en voilà quelques-unes...

Une rando-canyoning pour les deux frangins.

La mascotte du camping portait un aimant à son collier. Je voudrais bien
savoir pourquoi. J'aurais dû le filmer quand il est resté collé à la boîte
de thon qu'il venait de lécher : j'aurais fait un tabac sur YouTube.
Avec le couteau, c'était pas mal non plus...

Une rando de montagne très sympa...

... qui s'achevait sur une grotte immense, impressionnante !

Le village le plus proche était joli. Tout petit et désertique, mais joli.

Mais pour les gamins, le mieux (à part la piscine),
c'était tout de même les rivières !
Demain, l'Italie. Changement de décor !

samedi 22 juillet 2017

Camping : rapide bilan

J'ai survécu au camping en famille. Aucun enfant ne s'est noyé ou perdu, les autres campeurs ne nous ont pas expulsés au bout de deux jours, et je n'ai pas assassiné Darling quand il me demandait pour le troisième soir de suite où était l'éponge. Donc j'estime que tout va bien, non ? A part le coup de soleil de Mr Thing Two, les trois petits terrorisés par un chaton qui devait peser 800 grammes, la tique sous mon aisselle, les problèmes féminins (non, je ne donnerai pas de détail) (disons seulement que j'ai connu situation plus agréable que me retrouver assise sur le trône, avec une porte et plusieurs personnes entre moi et le lavabo le plus proche, une coupe menstruelle sanguinolente à la main, le papier toilette oublié dans la tente, et un pantalon magnifiquement taché à l'entrejambe) (sans parler du matin où... non, j'arrête), le piquet de tente détruit par Mr Thing Two et le Filou, l'orage diluvien du dernier après-midi qui a trempé l'extérieur des tentes (histoire qu'elles soient encore mouillées au moment du repliage) et l'intérieur de l'une d'elles, et le fait que même les vacances les plus basiques ne sont pas économiques à six, je le répète, tout s'est bien passé. Si.

Les deux choses qui m'ont manqué le plus : une assise avec un dossier (faute de place dans la voiture pleine comme un oeuf, nous n'avons pu emporter ni table ni chaises), et puis ma couette. "Oh la la, il fait chaud, dans la Drôme", m'avait-on dit avec commisération quand j'avais annoncé notre destination. Personne ne m'avait avertie qu'à 500m d'altitude, même dans la Drôme, même en juillet, à 2h du matin, sous la tente, on GÈLE. Je n'avais pas eu aussi froid la nuit depuis mon voyage en Grèce il y a vingt ans.

Mais il y a eu plein de bons moments et, j'espère, des bons souvenirs pour les enfants. Quelques cartes postales demain. Pour l'instant, je vais profiter du fait d'avoir de nouveau un vrai lit à disposition, et surtout une couette. Je tombe de fatigue, va savoir pourquoi !

jeudi 20 juillet 2017

Camping

Sans le savoir, je n'avais pas menti en disant à mon Grand qu'il n'y avait pas de Wi-Fi au camping. En fait, il n'y a même pas de 3G. Ce qui ne nous manque pas trop, à part pour la météo.
Sinon, tout va à peu près bien. Le cadre est magnifique (la Drôme ), j'ai réussi à monter les tentes, le camping bobo-hippie est très sympa, et je dors moins mal que prévu. Un détail, cependant : on ne dira jamais assez les malheurs de la femme aux règles trop abondantes en camping...

samedi 15 juillet 2017

Camping et économies

Le camping, c'est rigolo, mais surtout quand on est enfant. Quand on est adulte, on choisit généralement ce genre de vacances d'abord à cause du prix. Plus on est nombreux, plus on fait des économies. Même dans un camping plutôt chic, à six, on peut passer une semaine sous la tente pour le prix de trois nuits en auberge de jeunesse ou d'une nuit à l'hôtel – sans petit-déjeuner.

Enfin, ça, c'est la théorie.

Parce qu'en réalité, même quand on a déjà tentes, matelas, et sacs de couchage (ou qu'on connaît quelqu'un qui peut vous les prêter), ça donne :— Aller, avant le départ, je vais faire un dernier tour au Vieux Campeur pour m'acheter deux ou trois bricoles qui me manquent. Tiens, ces oreillers de voyage ne sont pas chers, je vais en prendre quelques-uns, ce sera mieux qu'un pull roulé en boule. Oh, une corde, c'est toujours utile, une corde, non ? Et un mousqueton aussi, par la même occasion. Ah, une gourde de plus, ça serait bien pratique. Ça alors, une thermos d'une taille que je n'ai pas encore, je la prends ! Dis donc, ils sont bien, ces sacs à dos/k-way. Et une banane, je n'avais pas dit que je m'achèterais une banane, pour garder mon appareil photo à portée de main ? Un parasol pliable, ça pourrait être une bénédiction : le proprio du camping m'a dit que notre emplacement ne sera pas très ombragé. Regardez-moi ces réchauds, ils sont mille fois plus pratique que celui qu'on m'a prêté ! Et une gamelle plus grande, à six, ce ne serait pas du luxe. Non mais je rêve, un verre à pied incassable pour ceux qui veulent boire leur vin correctement même au camping ? Et si j'en prenais un pour faire une blague à Darling ?

A la fin, bien sûr, ça coûte l'équivalent d'une semaine à l'hôtel, ou presque. Et encore, on a résisté au sac à viande en soie, à la glacière pliable, au hamac gonflable ("Attention, ceci n'est pas un jouet : tenir hors de portée du Filou", disait peu ou prou l'étiquette) et à la tente à monter dans un arbre (ça fait rêver, mais je ne suis pas convaincue que ce soit bien utile, sauf quand on est entouré de lions), aux anoraks de ski en soldes (pour l'hiver prochain), à la lampe solaire en mousse (je vous jure), à la chaise longue ultra-compacte, à la jupe qui fait aussi pull ou chapeau de soleil...

vendredi 14 juillet 2017

Départ en vacances

J'avoue que je suis assez vexée. Quoi, je disparais virtuellement pendant plusieurs jours, sans avertissement, ce que je n'ai jamais fait depuis la naissance de ce blog il y a cinq ans, et pas un seul commentaire affolé pour se demander ce qui a pu m'arriver ? Oui, bon d'accord, j'imagine que tout le monde est en vacances, mais quand même, j'ai mal à l'égo.

En représailles, j'arrête ce blog. Na.

Oh, allez, il y aura bien trois ou quatre lecteurs fidèles pour me supplier de ne pas faire ça, hein ?

Bon, on va dire que oui, et comme je ne veux pas vous faire de peine, j'accepte gracieusement de reprendre. Ouf, vous êtes soulagés.

Donc, en résumé, depuis mon retour du plat pays, j'ai :
- terminé d'organiser nos vacances (il était temps) ;
- acheté une perruque à la Japan Expo où j'ai emmené ma petite sœur pour son anniversaire (des longs cheveux châtains et lisses, alors que j'ai les cheveux courts, frisés et gris) (même que ma propre mère ne m'a pas reconnue) (je vous jure) ;
- participé en famille à une grande chasse au trésor organisée tous les ans par la Ville de Paris (35 parcours, dans tous les arrondissements et pour tous les niveaux, qui permettent de découvrir des coins très sympas ; à refaire absolument !) ;
- essayé de travailler avec les enfants dans les pattes (en un mot : inefficace) ;
- préparé les bagages pour cinq personnes pour un mois (oui, c'est un classique, Darling ne s'occupe que des siens, c'est affreusement cliché, je sais) ;
- conduit une voiture pleine comme un œuf sur 600 km.

Me voilà à présent chez ma mère, en train de me préparer psychologiquement et physiquement à emmener Darling et gamins au camping pour une semaine, pour la toute première fois (en dehors d'une seule nuit l'été dernier). Je ne m'attends pas à ce que ce soit très reposant...

Je reviendrai sûrement vous donner des nouvelles !
(SI quelqu'un me les réclame)
(Non mais sans blague)

jeudi 6 juillet 2017

Dernières cartes postales de Hollande et Belgique

Des toilettes pour tout le monde. Pas de jaloux.

Dans les rues des villes, des fleurs, sur le moindre centimètre carré disponible.
Surtout des roses trémières, partout.

A la campagne, n'en parlons même pas.

(Ils n'ont pas d'enfants ni de chiens, les Hollandais ?
Ni de travail, vu le temps qu'ils consacrent à jardiner ?)

Bien sûr, des canaux magnifiques dans chaque ville.
(Je n'arrêtais pas de penser que je n'aimerais pas y habiter avec Mr Thing Two.)

Un beau trompe l'oeil.

Des animaux, aussi. Plein. Surtout des moutons, mais pas que.

Et puis des vélos ! Beaucoup, beaucoup de vélos !

Des vieux vélos...

Des grands vélos...

Des poubelles penchées exprès pour les vélos...

Des vélos côte à côte...

(Très pratique pour les quasi-centenaires comme celle-ci)

Des tas et des tas de vélos pour deux ou trois personnes,
avec le siège enfant plus souvent à l'avant qu'à l'arrière...

Mais aussi quelques vélos pour quatre personnes,
avec un siège bébé devant...

... ou une selle en plus pour l'aîné !
(Et là, on comprend mieux les difficultés posées par les ponts)

(Et bien entendu, des biporteurs et des triporteurs, cela va sans dire !)