jeudi 17 août 2017

courgettes XXXL

Mon père adoptif avait accepté très gentiment de venir vider notre boîte aux lettres, éteindre une lumière allumée, et faire le tour du jardin. Au téléphone, il m'avait annoncé :
— Je te préviens, c'est une vraie jungle. Tu vas t'amuser, avec ta tondeuse manuelle.
— Ah. Tu as pris des tomates cerises ?
— Elles n'étaient pas encore mûres.
— Des framboises ?
— Il n'y en a aucune.
— Des mûres ?
— Déjà toutes pourries.
— Des courgettes ?
— Ah, je n'ai pas vu de courgettes.

Je ne sais pas comment c'est possible, dis donc.
 (En vrai je sais : c'était vraiment une jungle. Oui, au point de cacher les courgettes.)

(C'est une cruche énorme de deux litres, pas un petit pichet)

dimanche 13 août 2017

Nom de...

Ma mère est quelqu'un de plutôt poli, aimable et d'un tempérament égal. Aussi, lorsque, en arrivant chez elle, nous avons trouvé ce papier couvert de son écriture sage sur la commode, nous avons été pour le moins... surpris.

(Cliquez pour agrandir)
En fait il paraît que c'est une citation cinématographique, donc tout va bien. Du moins, je crois.

(Un applaudissement virtuel à celui qui reconnaîtra la référence.)


vendredi 11 août 2017

Une soirée de débauche

Dernier soir avec mon invité/ami. Le Filou est en voie de guérison, la canicule s'est éloignée, la quille est proche, et si on allait fêter ça quelque part ? Malgré l'insistance de Darling, qui doit rester avec les gamins endormis, le Grand refuse de venir nous chaperonner (il n'a plus que 50 pages du Comte de Monte-Cristo à lire, on peut le comprendre). Tant pis, on part quand même. Direction la ville la plus proche (2000 habitants, à 5 km de mon village paumé). Bonne surprise : il y a même un bar ouvert, à 23h15, c'est fou ! Nous nous dirigeons joyeusement vers la demi-douzaine de personnes installées en terrasse, quand tout à coup, un doute me saisit :
— Euh, dis... on est censé boire quoi, à cette heure-ci ?

Mon invité sait que je n'aime pas l'alcool (ce n'est pas faute d'avoir essayé, pourtant). Lui-même n'en boit pas beaucoup non plus. Et nous ne sommes pas de grands consommateurs de jus de fruits. Il réfléchit, et propose d'esquiver le problème :
— Une glace ?
— J'en ai pris une en dessert tout à l'heure. Je n'ai plus faim. Un capuccino ? Décaféiné ?
— Ou alors, soyons fou : un coca !
— Oh ! Tu crois ? Carrément ?
— Light.

Il a même pris un coca zéro. Quant à moi, je n'avais pas tout à fait terminé de digérer mon dernier soda (bu en 2013 ou 2014, il me semble), donc j'ai profité du fait que tous les bars italiens proposent des vrais jus d'orange pressés pour avaler quelques vitamines. Et ensuite, nous sommes rentrés, pour nous coucher avant minuit.

C'était vraiment une chouette soirée. Parfois, ça fait du bien d'être déraisonnable !


mercredi 9 août 2017

Le Grand et le feu au derrière

La voiture de location que j'ai cet été a un système de chauffage intégré au siège du conducteur. C'est la première fois qu'on me fait le coup, donc je ne trouve pas tout de suite le bouton pour l'arrêter. Je me plains :
- Quelle horreur ! J'ai l'impression d'avoir le feu aux fesses !
Mon invité s'esclaffe, ce qui étonne le Grand. J'explique :
- Avoir le feu au cul est une expression qu'on utilise pour parler de quelqu'un qui est... un chaud lapin, disons.
- Un quoi ?
Je soupire :
- Quelqu'un qui a une libido très développée.
Il a l'air toujours aussi perplexe. Je suis désemparée :
- Tu ne sais pas ce qu'est la libido ?
- Non, mais ça me fait penser à "escargot".

mardi 8 août 2017

Fatiguée (bis)

Vous me croirez si je vous dis que le Filou a plus de 39 de fièvre ?
Non non, ce n'est pas une suite de sa chute de l'autre jour, juste un de ses célèbres virus. J'ai des gamins beaucoup plus grands que la moyenne et très costauds en apparence, mais tout fragiles en dessous.
Cela dit, faut pas trop s'inquiéter pour lui. Quand le doliprane lui laisse un peu de répit, il court et saute dans tous les sens. (Oui, bien sûr, avec son plâtre, pourquoi ?)
Moi, par contre, je pense qu'il va me falloir un mois pour me remettre de ces vacances...

samedi 5 août 2017

Le Filou, la terrasse et l'hôpital

Une morne et caniculaire journée s'annonçait. Je devais emmener un invité à la gare le matin, et attendre l'arrivée d'un autre le soir. Je m'étais demandé dans quel lieu climatisé j'allais pouvoir tuer le temps.
Finalement, le Filou a eu la gentillesse de régler le problème. Il était tombé de la terrasse lors d'une de ses acrobaties, s'était cogné la tête et avait mal au poignet. Et depuis, en plein jour, il somnolait sur son lit.
Panique.
Urgences. Gros soulagement : pas de traumatisme crânien. "Juste" une fracture au poignet. Trois semaines de plâtre (sympa, en plein été, sans même parler de la piscine). On l'a quand même gardé pour la nuit (avec Darling), en observation, mais c'était sans doute la douleur qui le faisait somnoler.
En tous cas, j'ai eu ce que je voulais : j'ai passé la journée à l'hôpital.
Climatisé.

PS: si, bien sûr qu'il y a une rembarde autour de la terrasse,  haute d'un peu moins de 2 mètres. Il l'a escaladée. Ça n'étonne personne, si ?

mardi 1 août 2017

Température : prévisions

Hier, 33 degrés celsius.
Aujourd'hui, 34.
Demain, 35.
Jeudi, 36.
Vendredi, 37.
Samedi, 38.
Les prévisions météo de mon téléphone ne vont pas au-delà. Heureusement...

lundi 31 juillet 2017

Fatiguée

Une petite gastro qui passait par là, des mauvaises nuits et un gros manque de sommeil, un jardin assez moche pour cause de travaux, quelques petits soucis techniques agaçants, et la perspective d'une affreuse vague de chaleur à partir de demain.
Ah, et un invité végétarien qui me complique les menus.
On ne peut pas dire que ces vacances italiennes commencent du meilleur pied.
Mais ce n'est pas grave: il y a toujours les glaces, les couchers de soleil, les bains de minuit, l'ami qui arrive bientôt, les bons romans...
(Et l'idée que l'été se terminera par un séjour à Londres !!!)

mercredi 26 juillet 2017

Tour à croquer

"Et si nous faisions des croque-monsieur pour le dîner la veille du départ ? avions-nous pensé. Avec une salade, ce sera simple et rapide..."

Sauf quand on en prépare 14.

(La prochaine fois, des pâtes !)

mardi 25 juillet 2017

Cartes postales de la Drôme

Mon appareil photo est tombé en panne juste avant les vacances (sinon c'est pas drôle). Il n'est toujours pas réparé. Du coup mes photos ont été faites avec un téléphone tout bête. J'en ai pris assez peu, et elles sont très mauvaises. Je n'en ai même pas une seule potable du camping. M'enfin, pour ce que ça vaut, en voilà quelques-unes...

Une rando-canyoning pour les deux frangins.

La mascotte du camping portait un aimant à son collier. Je voudrais bien
savoir pourquoi. J'aurais dû le filmer quand il est resté collé à la boîte
de thon qu'il venait de lécher : j'aurais fait un tabac sur YouTube.
Avec le couteau, c'était pas mal non plus...

Une rando de montagne très sympa...

... qui s'achevait sur une grotte immense, impressionnante !

Le village le plus proche était joli. Tout petit et désertique, mais joli.

Mais pour les gamins, le mieux (à part la piscine),
c'était tout de même les rivières !
Demain, l'Italie. Changement de décor !

samedi 22 juillet 2017

Camping : rapide bilan

J'ai survécu au camping en famille. Aucun enfant ne s'est noyé ou perdu, les autres campeurs ne nous ont pas expulsés au bout de deux jours, et je n'ai pas assassiné Darling quand il me demandait pour le troisième soir de suite où était l'éponge. Donc j'estime que tout va bien, non ? A part le coup de soleil de Mr Thing Two, les trois petits terrorisés par un chaton qui devait peser 800 grammes, la tique sous mon aisselle, les problèmes féminins (non, je ne donnerai pas de détail) (disons seulement que j'ai connu situation plus agréable que me retrouver assise sur le trône, avec une porte et plusieurs personnes entre moi et le lavabo le plus proche, une coupe menstruelle sanguinolente à la main, le papier toilette oublié dans la tente, et un pantalon magnifiquement taché à l'entrejambe) (sans parler du matin où... non, j'arrête), le piquet de tente détruit par Mr Thing Two et le Filou, l'orage diluvien du dernier après-midi qui a trempé l'extérieur des tentes (histoire qu'elles soient encore mouillées au moment du repliage) et l'intérieur de l'une d'elles, et le fait que même les vacances les plus basiques ne sont pas économiques à six, je le répète, tout s'est bien passé. Si.

Les deux choses qui m'ont manqué le plus : une assise avec un dossier (faute de place dans la voiture pleine comme un oeuf, nous n'avons pu emporter ni table ni chaises), et puis ma couette. "Oh la la, il fait chaud, dans la Drôme", m'avait-on dit avec commisération quand j'avais annoncé notre destination. Personne ne m'avait avertie qu'à 500m d'altitude, même dans la Drôme, même en juillet, à 2h du matin, sous la tente, on GÈLE. Je n'avais pas eu aussi froid la nuit depuis mon voyage en Grèce il y a vingt ans.

Mais il y a eu plein de bons moments et, j'espère, des bons souvenirs pour les enfants. Quelques cartes postales demain. Pour l'instant, je vais profiter du fait d'avoir de nouveau un vrai lit à disposition, et surtout une couette. Je tombe de fatigue, va savoir pourquoi !

jeudi 20 juillet 2017

Camping

Sans le savoir, je n'avais pas menti en disant à mon Grand qu'il n'y avait pas de Wi-Fi au camping. En fait, il n'y a même pas de 3G. Ce qui ne nous manque pas trop, à part pour la météo.
Sinon, tout va à peu près bien. Le cadre est magnifique (la Drôme ), j'ai réussi à monter les tentes, le camping bobo-hippie est très sympa, et je dors moins mal que prévu. Un détail, cependant : on ne dira jamais assez les malheurs de la femme aux règles trop abondantes en camping...

samedi 15 juillet 2017

Camping et économies

Le camping, c'est rigolo, mais surtout quand on est enfant. Quand on est adulte, on choisit généralement ce genre de vacances d'abord à cause du prix. Plus on est nombreux, plus on fait des économies. Même dans un camping plutôt chic, à six, on peut passer une semaine sous la tente pour le prix de trois nuits en auberge de jeunesse ou d'une nuit à l'hôtel – sans petit-déjeuner.

Enfin, ça, c'est la théorie.

Parce qu'en réalité, même quand on a déjà tentes, matelas, et sacs de couchage (ou qu'on connaît quelqu'un qui peut vous les prêter), ça donne :— Aller, avant le départ, je vais faire un dernier tour au Vieux Campeur pour m'acheter deux ou trois bricoles qui me manquent. Tiens, ces oreillers de voyage ne sont pas chers, je vais en prendre quelques-uns, ce sera mieux qu'un pull roulé en boule. Oh, une corde, c'est toujours utile, une corde, non ? Et un mousqueton aussi, par la même occasion. Ah, une gourde de plus, ça serait bien pratique. Ça alors, une thermos d'une taille que je n'ai pas encore, je la prends ! Dis donc, ils sont bien, ces sacs à dos/k-way. Et une banane, je n'avais pas dit que je m'achèterais une banane, pour garder mon appareil photo à portée de main ? Un parasol pliable, ça pourrait être une bénédiction : le proprio du camping m'a dit que notre emplacement ne sera pas très ombragé. Regardez-moi ces réchauds, ils sont mille fois plus pratique que celui qu'on m'a prêté ! Et une gamelle plus grande, à six, ce ne serait pas du luxe. Non mais je rêve, un verre à pied incassable pour ceux qui veulent boire leur vin correctement même au camping ? Et si j'en prenais un pour faire une blague à Darling ?

A la fin, bien sûr, ça coûte l'équivalent d'une semaine à l'hôtel, ou presque. Et encore, on a résisté au sac à viande en soie, à la glacière pliable, au hamac gonflable ("Attention, ceci n'est pas un jouet : tenir hors de portée du Filou", disait peu ou prou l'étiquette) et à la tente à monter dans un arbre (ça fait rêver, mais je ne suis pas convaincue que ce soit bien utile, sauf quand on est entouré de lions), aux anoraks de ski en soldes (pour l'hiver prochain), à la lampe solaire en mousse (je vous jure), à la chaise longue ultra-compacte, à la jupe qui fait aussi pull ou chapeau de soleil...

vendredi 14 juillet 2017

Départ en vacances

J'avoue que je suis assez vexée. Quoi, je disparais virtuellement pendant plusieurs jours, sans avertissement, ce que je n'ai jamais fait depuis la naissance de ce blog il y a cinq ans, et pas un seul commentaire affolé pour se demander ce qui a pu m'arriver ? Oui, bon d'accord, j'imagine que tout le monde est en vacances, mais quand même, j'ai mal à l'égo.

En représailles, j'arrête ce blog. Na.

Oh, allez, il y aura bien trois ou quatre lecteurs fidèles pour me supplier de ne pas faire ça, hein ?

Bon, on va dire que oui, et comme je ne veux pas vous faire de peine, j'accepte gracieusement de reprendre. Ouf, vous êtes soulagés.

Donc, en résumé, depuis mon retour du plat pays, j'ai :
- terminé d'organiser nos vacances (il était temps) ;
- acheté une perruque à la Japan Expo où j'ai emmené ma petite sœur pour son anniversaire (des longs cheveux châtains et lisses, alors que j'ai les cheveux courts, frisés et gris) (même que ma propre mère ne m'a pas reconnue) (je vous jure) ;
- participé en famille à une grande chasse au trésor organisée tous les ans par la Ville de Paris (35 parcours, dans tous les arrondissements et pour tous les niveaux, qui permettent de découvrir des coins très sympas ; à refaire absolument !) ;
- essayé de travailler avec les enfants dans les pattes (en un mot : inefficace) ;
- préparé les bagages pour cinq personnes pour un mois (oui, c'est un classique, Darling ne s'occupe que des siens, c'est affreusement cliché, je sais) ;
- conduit une voiture pleine comme un œuf sur 600 km.

Me voilà à présent chez ma mère, en train de me préparer psychologiquement et physiquement à emmener Darling et gamins au camping pour une semaine, pour la toute première fois (en dehors d'une seule nuit l'été dernier). Je ne m'attends pas à ce que ce soit très reposant...

Je reviendrai sûrement vous donner des nouvelles !
(SI quelqu'un me les réclame)
(Non mais sans blague)

jeudi 6 juillet 2017

Dernières cartes postales de Hollande et Belgique

Des toilettes pour tout le monde. Pas de jaloux.

Dans les rues des villes, des fleurs, sur le moindre centimètre carré disponible.
Surtout des roses trémières, partout.

A la campagne, n'en parlons même pas.

(Ils n'ont pas d'enfants ni de chiens, les Hollandais ?
Ni de travail, vu le temps qu'ils consacrent à jardiner ?)

Bien sûr, des canaux magnifiques dans chaque ville.
(Je n'arrêtais pas de penser que je n'aimerais pas y habiter avec Mr Thing Two.)

Un beau trompe l'oeil.

Des animaux, aussi. Plein. Surtout des moutons, mais pas que.

Et puis des vélos ! Beaucoup, beaucoup de vélos !

Des vieux vélos...

Des grands vélos...

Des poubelles penchées exprès pour les vélos...

Des vélos côte à côte...

(Très pratique pour les quasi-centenaires comme celle-ci)

Des tas et des tas de vélos pour deux ou trois personnes,
avec le siège enfant plus souvent à l'avant qu'à l'arrière...

Mais aussi quelques vélos pour quatre personnes,
avec un siège bébé devant...

... ou une selle en plus pour l'aîné !
(Et là, on comprend mieux les difficultés posées par les ponts)

(Et bien entendu, des biporteurs et des triporteurs, cela va sans dire !)

mardi 4 juillet 2017

Carrément bizarre

Retour de Belgique, J2. Le Filou :
— Maman, hier t'avait dit que tu nous faiserait goûter du socolat carrément bizarre !
— Mais je t'en ai donné, hier ! Le chocolat avec les petits morceaux de caramel, tu te rappelles ?
— Oui mais y en avait d'aut', dans ta valise ! Et çui-là, il était pas carrément bizarre. Il était juste bizarre, mais pas carrément !

(Du coup il a eu droit à un morceau de socolat avec des bouts de caramel ET des bouts de meringue, et il a bien voulu admettre que celui-là l'était, carrément bizarre.)

(Demain je poste quelques dernières cartes postales de mon voyage, puis je passe à autre chose)
(Il serait temps : je suis déjà en train de préparer le voyage suivant...)

vendredi 30 juin 2017

Gand (Gent)

Un château, un canal, des fleurs, un ciel bleu pendant quelques minutes. Gent (Belgique), avant-dernière étape de notre voyage. Nous en aurons vu, des belles villes et des beaux paysages, en une semaine...

jeudi 29 juin 2017

Canicule hollandaise (bis)

"Oh mon dieu, il fait presque 20 degrés, il faut absolument rafraîchir ces enfants, vite, mettons-les tout nus sous la fontaine de la grand-place avant qu'ils ne se déshydratent !"
(A part ça, quand notre groupe est parti ce matin pour ses 50 km quotidiens, il pleuvait, donc nous nous étions tous emmitouflés : imperméable, cape, poncho, chapeau de pluie, pantalon k-way, guêtres, etc. Il était 9h, et nous avons croisé tous les Hollandais qui allaient travailler. En t-shirt. Tête nue. "Mais non, il ne pleut pas vraiment : l'air est vivifiant, c'est tout...")

mercredi 28 juin 2017

Avec la mer du Nord comme dernier terrain vague...

Ce matin, j'ai quitté le groupe et je suis partie toute seule avec mon vélo. Une piste cyclable courait sur les dunes en direction de la plus grande digue des Pays-Bas (du monde ?). Marais, roseaux, lacs, champs, moutons. Le ciel était gris, comme il se doit. Tout en pédalant avec acharnement contre un méchant vent contraire, je n'entendais que le bruit des vagues, les cris des mouettes, le sifflement du vent. Et au bout, la mer du Nord. Il est certains paysages qui méritent qu'on les découvre dans la solitude.

mardi 27 juin 2017

Moulins

Ce n'est pas seulement une légende. En plus des moulins que l'on voit encore à l'entrée de chaque ville et qui servaient tout bêtement à faire de la farine, il y a ceux qui pompaient l'eau pour que les champs ne soient pas noyés. Mais pas trop non plus, sinon la terre se ratatinait comme une éponge desséchée, s'affaissait... et donc devenait encore plus inondable.
De nos jours, ce ne sont plus les moulins qui pompent, mais la problématique est la même.
Aujourd'hui, pour faire une pause entre deux dizaines de kilomètres (59 en tout), nous avons visité un musée sur l'inondation terrible de 1953. Depuis, je me dis que même si c'est très joli et très fleuri et surtout très cyclable, ici, je préfère passer mes vacances aux Pays-Bas qu'y habiter...

lundi 26 juin 2017

Incroyables jardins

Pour les vélos, je savais. Mais j'ai découvert le deuxième hobby national des Pays-Bas : le jardinage. Je n'ai jamais vu autant de fleurs en quelques heures. Tous les jardins ressemblent à des décors de cinéma. J'ai l'impression de voyager à travers une immense carte postale. Je n'arrête pas de chercher la vraie vie, en vain...
(Vous remarquerez le toit de chaume)

dimanche 25 juin 2017

Départ d'Amsterdam

C'est un voyage à vélo, comme je l'ai dit, mais notre hôtel nous suit. Un hôtel mobile : une péniche. Nous sommes donc sorti de la ville par les canaux, en faisant ouvrir une quinzaine de ponts sur notre passage, avant de monter enfin sur nos bicyclettes pour une première balade de 20 kilomètres environ. Et puis dîner et nuit à bord. Ma première nuit sur un bateau.
Sur les 24 personnes du groupe, je suis la seule Française, la seule à ne pas être venue en couple, en famille ou entre amis, et à vue de nez, la plus jeune. Et aussi la seule à avoir attrapé un coup de soleil après avoir roulé sous les nuages gris et la pluie avec un énorme chapeau de soleil (si, si), mais qu'importe ! Cela n'entamera pas ma bonne humeur...

samedi 24 juin 2017

Les hauteurs d'Amsterdam

Quand j'ai fait des études comparatives avant d'acheter mon triporteur hollandais, je me souviens avoir été frappée par un argument qui revenait souvent : "Ce vélo-cargo est si maniable que, même sans assistance électrique, vous franchirez les ponts facilement !"
Ce qui me laissait totalement perplexe. Pourquoi diable aurait-on besoin d'une assistance électrique pour franchir un pont ?
Maintenant, je sais. Les ponts, pour les Hollandais, c'est Montmartre, c'est la Croix-Rousse, c'est l'Everest !

vendredi 23 juin 2017

Canicule hollandaise

— Voulez-vous encore de l'eau ? me demande la serveuse amstellodamoise en constatant que j'ai fini mon verre.
— Non merci.
— Vous êtes sûre ? Avec cette chaleur, il faut boire beaucoup. 

Il fait 19 degrés. 

(C'est le noooooooord !)

Randovélo

Tell everybody I'm on my way,
New friends and new places to see...

Depuis hier, j'ai cette chanson de Frère des ours dans la tête. Je suis actuellement dans un train pour Amsterdam, d'où je partirai demain avec un groupe d'inconnus pour une randonnée à vélo qui nous conduira jusqu'à Bruges. C'était mon cadeau d'anniversaire de l'année dernière, pour mes 40 ans. Je n'ai jamais fait de voyage à vélo, je n'ai jamais fait de vacances organisées toute seule (hors UCPA), et je n'ai jamais mis les pieds aux Pays-Bas. Ah, et je n'ai jamais passé huit jours d'affiliés loin de ma famille depuis la naissance des Things.
Bref, l'aventure (organisée).

With blue skies ahead yes I'm on my way...

(En fait, le ciel promet d'être plutôt gris, mais après ces jours de canicule, c'est un soulagement !)

mercredi 21 juin 2017

Crudivorisme raté

— Pff, fait trop chaud, pas envie de cuisiner. Puisque tu vas au magasin, Darling, achète-nous quelque chose de frais, d'accord ? Salade, tomates, concombres...
— D'accord !
Une demi-heure plus tard, il revient avec des poivrons :
— Je me suis dit qu'on pourrait faire une peperonata...
— Hein ?
— Ben quoi ? Ça se mange froid !
— Certes, mais d'abord, les poivrons, il faut les faire cuire !
— Ah ! Oui, c'est vrai, je n'y avais pas pensé. Une salade de riz, alors ?
— ...


(Et pourquoi pas un Darling en carpaccio, plutôt ?)

Horreur nocturne

Nuit.
Chaleur.
Vous dormez ; mal, mais vous dormez.
Et puis tout à coup, un hurlement déchire la nuit.
Vous vous levez d'un bond. Vous vous précipitez,déjà en sueur. Ce n'était pas un "maman, j'ai soif". C'était un hurlement de terreur.
Vous entrez dans la chambre de votre fille, et là, vous la voyez, votre chérie, la prunelle de vos yeux, entièrement couverte de sang. Pyjama, oreiller, draps, tout est rouge vif.
Pour faire passer le hoquet, c'est très efficace...

(Heureusement que ce n'est pas la première fois que ça arrive et que ma sœur avait la même tendance à saigner du nez par fortes chaleur, sinon j'aurais pu m’affoler !)

mardi 20 juin 2017

Cookies mal accueillis

La dernière fois, je m'étais excusée de ne pas leur avoir fait de gâteaux, et dans leur grande indulgence, ils m'avaient pardonnés. Pour compenser, je leur avais acheté des glaces.

La fois suivante, en revenant de l'école, ils m'ont demandé :
— Maman, tu as fait des gâteaux ?
— Oui, j'ai fait des cookies.
— Oh  non ! C'est nul, les cookies, tu en fais tout le temps ! Nous on voulait des glaces ! T'es méchante ! Oiiiinnnnn !

Je jure sur la tête de mon Kitchenaid que je n'exagère pas et que deux d'entre eux se sont mis à pleurer.

Ces enfants ne me méritent pas.



(Je vous rassure, une fois remis de leur déception, ils ont mangé une demi-douzaine de cookies chacun en reconnaissant du bout des lèvres qu'ils étaient "très bon, mais quand même on préfère les glaces".)

dimanche 18 juin 2017

Le Grand a quinze ans

Il a revu ses plus anciens copains, des garçons dont il a fait la connaissance en petite section de maternelle (ça, c'est de l'amitié fidèle, ou je ne m'y connais pas) : trois bonshommes à la grosse voix, à l'appétit vorace et à l'humour potache qui sont venus passer la nuit ici. Pour la quatrième fois depuis notre emménagement ici, ils ont fait un dîner de crêpes et ont enchaîné sur une nuit au cours de laquelle personne n'a beaucoup dormi.

Au matin, ils ont vidé un saladier de viennoiseries, puis ils sont allés jouer au gendarme et au voleur avec les Things et le Filou dans le jardin. Voir ces gaillards désormais plus grands que moi courir dans tous les sens avec de gros rires et faire les pitres avec des mômes de cinq et sept ans avait quelque chose de cocasse.

Puis deux d'entre eux sont partis, mais le troisième, qui était arrivé plus tard, a eu le droit de rester. Une amie à moi venait déjeuner avec compagnon et enfants. J'avais fait un buffet, et nous avons passé l'essentiel de la journée dans le jardin. Les deux ados, eux, ne se sont montrés que pour manger.

Au goûter, il a soufflé ses quinze bougies, et il a déballé ses paquets. En dehors d'un poignard datant de la Seconde Guerre mondiale de la part de son père (sans commentaire), d'une promesse de restaurant japonais de ma part, et d'un saucisson de la part de l'un de ses copains (qui le connaît bien), il n'a eu que des livres. Que des livres. Trois BD humoristiques. Une BD historique. Une BD politique. Une BD de Picsou, parce que c'est ce qu'il voulait. Et puis un exemplaire de Le dessous des cartes, pour faire contrepoids.

Que des livres, donc. Il faut dire que, quand je lui avais demandé quelques jours plus tôt ce qu'il voulait pour son anniversaire, il m'avait répondu :
— Un Picsou, pour ma collection.
— C'est tout ?
— Ben, je n'ai pas d'autres idées.
— Un téléphone ?
— Non. D'abord, je n'en ai pas besoin. Et puis j'ai vu un reportage l'autre jour sur Internet qui montre que pour extraire les composantes nécessaires pour les téléphones, on envoie des enfants dans les mines, parce qu'elles sont trop étroites pour des adultes. Je ne suis pas d'accord.
(Comment lui donner tort ? Je pense donc que l'année prochaine, il sera le seul de tout le lycée à ne pas avoir de smartphone et même pas de téléphone portable tout court...)

Le soir, juste avant de se coucher, alors que j'avais un peu de remords en pensant que cette année, je ne m'étais vraiment pas beaucoup foulé, ni pour lui organiser une vraie fête, ni pour lui trouver un cadeau un peu original, il m'a dit avec satisfaction :
— C'était vraiment un bon anniversaire !
Les bavardages entre copains jusqu'à 4h du matin ? Les crêpes, les gâteaux, et le saucisson ? Les BD et le pavé de géographie ? Un peu tout ça, j'imagine.

15 ans, l'âge où on est encore très mélangé...

vendredi 16 juin 2017

Urgence estivale

Mercredi matin, email :
Chère Fofo,
Je t'écris parce que je voulais te proposer une nouvelle traduction, d'un roman très sympathique dont les droits ont déjà été vendus dans sept langues ! Tu trouveras plus d'information dans la présentation en pièce jointe. J'espère que ça te tentera !
Bien à toi,
Editrice

Jusque-là, j'étais ravie. Et puis j'ai lu le post-scriptum :

PS : Il y a 400 pages, et j'aurai besoin du texte pour fin août.

Ah.
Alors, mettons que je lâche ce que je suis en train de faire actuellement (pas d'urgence : comme j'avais un trou, j'ai pris de l'avance sur mon planning de l'automne) et que je m'y mette immédiatement.
Voyons, du 23 juin au 1er juillet je suis sur un vélo, à partir du 8 juillet les enfants sont à la maison à plein temps, et du 13 juillet au 30 août je suis en vadrouille avec mes mômes. Mettons que je travaille un peu, quand j'ai le temps. Entre les quatre repas par jour (acheter, préparer, cuisiner, laver, ranger) et les deux lessives quotidiennes (trier, étendre, plier, ranger), et bien entendu les sorties avec les enfants (organiser, préparer, conduire, visiter, revenir, ranger), je dois pouvoir faire, disons... entre trois et cinq pages par jour ? Sauf au camping, bien sûr. Et les jours où on voyage. Et ceux où nous avons prévu une grande sortie...
Bon, le calcul est vite fait, en réalité.

Chère éditrice,
J'aurais vraiment aimé accepter, mais avec les vacances scolaires qui arrivent, je ne vais vraiment pas réussi à traduire 400 pages d'ici fin août... Je le regrette beaucoup. J'imagine qu'on ne peut pas repousser la remise à fin septembre ?
Bien à toi,
Fofo

48h de silence.
Ce matin, elle m'appelle :

— Allô, Fofo, écoute, je t'appelle pour en discuter, parce que j'aimerais bien que ce soit toi qui le fasses... Et puis je dois t'avouer que j'ai contacté d'autres traducteurs, et je n'ai eu que des réponses négatives. Tous ceux qui ont des enfants partent en vacances, et même ceux qui n'en ont pas...

(Ces traducteurs, quels flemmards, franchement !)

— Il doit bien y avoir quelques traducteurs qui ne partent pas, non ?
— Il y a aussi ceux dont le planning est déjà plein.

(Ils sont pénibles, ces traducteurs, à prévoir du travail plusieurs mois à l'avance, au lieu d'attendre gentiment près de leur téléphone qu'on leur donne un truc à faire !)

— Mais pourquoi est-ce que c'est aussi urgent ? J'ai vu que le livre en VO va sortir en novembre. Vous espérez le sortir en même temps ?
— Non, non, il est prévu pour janvier, mais on a une réunion des représentants début septembre.

(J'aurais dû m'en douter : c'est toujours à cause de la réunion des représentants.*)

— Et si, fin août, je te donnais un tiers de la traduction, plus un résumé détaillé du reste du livre ? Peut-être que les représentants s'en contenteraient ?
— Mmm... J'aurais aimé leur donner le texte complet.
— Mais vous venez juste de l'avoir, ce texte ? Parce que si tu m'avais contactée il y a deux ou trois semaines, j'aurais peut-être accepté.
— C'est vrai ? C'est dommage ! Non, on l'avait déjà, mais on vient juste de faire notre programme 2018, donc on ne savait pas qu'il allait paraître en janvier.

(Et bien entendu, il n'est venu à l'idée de personne que même s'il devait paraître en mai ou septembre, on pourrait quand même le mettre en traduction tout de suite. Non.)

— Écoute, je suis vraiment désolée, mais c'est trop tard pour annuler mes vacances et inscrire mes enfants dans une colonie !
— Bon, je vais y réfléchir. Je te rappelle d'ici ce soir.


Finalement, elle a accepté la remise partielle fin août et le reste fin septembre. Puisque je m'obstinais à vouloir partir en vacances avec mes enfants...

*Pour ceux qui n'y connaissent rien, les représentants sont les intermédiaires entre éditeurs et librairies : ceux que les éditeurs doivent convaincre que tel livre est super, pour qu'ils convainquent à leur tour les libraires d'en mettre plein d'exemplaires dans leur librairie.

jeudi 15 juin 2017

Indulgence

Retour de l'école :
— Je suis désolée, les enfants, je suis une très mauvaise mère : je n'ai pas eu le temps de faire des gâteaux, aujourd'hui.
— C'est pas grave, maman, me dit Mr Thing Two. Pour une fois, on peut manger des granola.
— Tu n'est pas une mauvaise mère, tu es une bonne mère ! renchérit Miss Thing One.

Ce qui m'a fait le plus rire (sous cape), c'est le sérieux avec lequel ils cherchaient à me rassurer...

Tragédie

Il n'y avait pas UNE SEULE cerise.







(En fait je suis revenue lundi soir, mais il m'a fallu tout ce temps pour m'en remettre)


(Avouez que c'est plus original que "J'ai pas eu le temps de bloguer", comme excuse)

(Allez, promis, je recommence à écrire régulièrement)

vendredi 9 juin 2017

Départ inopiné

Je devais partir dimanche matin, après avoir voté, pour quatre jours dans notre maison de vacances en Italie. Raison officielle : contrôle de l'avancée des travaux entrepris, remontage de meubles, grand rangement en vue de l'été, démarches administratives urgentes. En réalité, j'espérais surtout me gorger de cerises.
Finalement, parce que Darling a besoin d'aller voir sa mère mardi, j'ai dû avancer mon voyage. J'ai appris ça hier soir. Je suis dans le train en ce moment même. Je ne pourrai pas aller à l'atelier vélo demain (je commence à croire à une malédiction). Je ne pourrai pas voter dimanche. Je n'aurai que le lundi matin pour les démarches administratives. L'amie qui devait me rejoindre à partir de dimanche soir ne peut pas venir plus tôt.
Mais surtout, ce qui m'inquiète, c'est : en deux jours seulement, aurai-je le temps de manger toutes les cerises ?

mercredi 7 juin 2017

Citation apocryphe

J'avais dit que je reviendrai parler de la Convergence, mais en fait je n'ai rien de spécial à dire. Rien de plus que les fois précédentes, en tous cas. C'était chouette, voilà. Malgré le coup de soleil (déjà presque parti, heureusement). Je n'ai même pas de photos spécialement rigolotes.

Du coup, trop fatiguée pour chercher un vrai billet à faire, je me suis dit que j'allais vous coller une belle citation sur les vélos et les livres que j'ai lue hier ou avant-hier.

Sauf que je ne la trouve plus.

Pas grave. J'ai lu aujourd'hui un billet de blog de l'auteure jeunesse Clémentine Beauvais qui enquête sur la plus célèbre des citations de Lewis Carroll... qui s'avère fausse. Donc puisque je ne trouve plus ma citation, je vais la réinventer, na. Et je vais l'attribuer à un auteur prestigieux, tant qu'à faire. On verra bien si je la retrouve sur Twitter ou Facebook dans quelques semaines ou mois.

Les vélos et les livres sont deux des plus belles inventions de l'humanité : ils vous permettent de voyager très loin en ne dépendant que de vous-même.
Umberto Eco

(N'hésitez pas à l'envoyer à des amis, à l'afficher au bureau, à la broder sur des coussins...)

(Et si quelqu'un retrouve la citation d'origine, qu'elle soit vraie ou fausse, ça m'intéresse !)

lundi 5 juin 2017

Coup de soleil

Pourquoi, pourquoi, pourquoi ai-je cru pouvoir me passer de crème solaire simplement parce que le temps était en partie couvert et que je me mettais à l'ombre à chaque arrêt ? 

J'ai un trait rouge sur chaque bras au niveau des manches, un nez qui ressemble à une petite betterave (et le pire, c'est que je n'aime PAS les betteraves), et un magnifique décolleté où on distingue la marque de la lanière de l'appareil photo.

Bien entendu, les quatre enfants n'ont rien. Mr Thing Two, le seul autre pâlichon de la famille, était en manches longues et portait un casque.
Bon, je reviens vous parler de la Convergence plus tard. Pour l'instant, je vais aller mettre de la Biafine...

dimanche 4 juin 2017

Braquage à l'ancienne



Hier matin, je vous l'ai raconté, la journée a commencé assez péniblement. J'étais donc d'autant plus décidée à aller à un atelier vélo pendant l'après-midi. Cela fait des mois et même des années que j'en ai envie, et je me suis enfin décidée. En fin de matinée, j'ai vérifié l'adresse. Et c'est là que j'ai découvert l’astérisque sous les horaires d'ouvertures :

Ouvert le samedi* de 14h à 19h
* sauf le premier samedi du mois.

Voyons le bon côté des choses : j'aurais pu y aller en poussant laborieusement à la main le vélo mal en point que j'ai rapporté de Grenoble, trouver porte close, et devoir revenir. 12 km à côté d'un vélo, pour rien, ça m'aurait agacée.

Du coup, le soir, je suis allée au cinéma. J'ai choisi un film dont j'étais certaine qu'il me mettrait de bonne humeur : Braquage à l'ancienne. Et j'avais raison, ça m'a mise de bonne humeur. Pas seulement le film lui-même, d'ailleurs, mais aussi les bandes-annonces, les publicités (Ha ha, l'Oasis bon pour la santé, avec des fruits qui parlent, et "exciting" traduit par "trop kiffant" ! Mes voisins ne comprenaient pas pourquoi je riais comme ça...), et surtout le trajet sur une piste loin des voitures, sous une pluie vivifiante à l'aller, dans la nuit au retour, comme une transition toute douce entre la fiction et la réalité. Et puis le film lui-même aussi, bien sûr : pas d'une originalité folle, mais divertissant, avec de bons acteurs, et d'où on est certain de sortir avec le sourire (et quelques questions sans réponse, mais peu importe).

Une bonne soirée, ça fait oublier tous les tracas et contretemps, non ?

samedi 3 juin 2017

Matin chagrin

Samedi matin. Les enfants se réveillent à 7h30, alors que les jours où il y a école, c'est moi qui dois les réveiller. Normal.
Je nourris les monstres. Puis je prépare mon propre petit déjeuner. Thé, tartine.
Il fait gris. Et le Filou et Miss Thing One ont tous les deux invité un copain cet après-midi. Et le Grand va chez un ami. Il y aura donc cinq enfants de 5 à 7 ans, et aucun animateur bénévole de 15 ans. Est-ce que j'ose me rendre à un atelier vélo, comme j'en avais l'intention, et les laisser tous avec Darling ?
Voyons les horaires de l'atelier vélo. Et la météo. S'il ne pleut pas, ils pourront au moins jouer dans le jardin. Mon thé à la main, je vais allumer l'ordinateur.
Il bourdonne. Grésille. Vrombit. S'éteint.
Je coupe le courant. J'attends.
Je rallume. Bourdonnement. Grésillement. Vrombissement. Plus rien.
Allons bon. Qu'est-ce que ça pourrait être ? Un câble mal branché ? Trop de poussière à l'intérieur de la machine ? Voyons ça.
Je vais chercher un tournevis. Je débranche tout. Je dévisse. J'ouvre l'unité centrale. Oui, il y a pas mal de poussière.
Je vais chercher l'aspirateur à la cave (non, je ne l'utilise pas souvent). Je nettoie de mon mieux l'intérieur de l'ordinateur. Enfin, je rebranche tout, soigneusement, pour éviter tout faux contact.
J'appuie sur le bouton. Ça marche ! Ouf. Cela dit, je ne suis pas naïve, je sais que mon ordinateur commence à donner des signes de fatigue et que ce n'est pas un petit coup d'aspirateur qui va beaucoup prolonger son espérance de vie. Un de ces mois, il va falloir que je le change. Gloups. Mon compte en banque ne va pas aimer ça.
Enfin, pour l'instant, le drame est évité. Juste avant d'aller ranger l'aspirateur à la cave, je me dis que mon clavier mérite un petit nettoyage, lui aussi.
Je le savais, pourtant. La mésaventure était arrivée à des collègues traducteurs. J'étais avertie. Mais malgré mes précautions, je n'ai pas seulement aspiré des tonnes de poussière (bon sang, toute cette saleté sous mes doigts !), mais aussi... une touche.
Le Y.
Ça pourrait être pire. Le A. Ou le E. Ou le R. Mais bon, ce n'est pas idéal quand même. J'ai souvent besoin d'écrire "Il y a". Et maintenant que j'y pense, il y a une "Emily" dans ma traduction en cours.
Je n'ai plus qu'à récupérer mon Y.
Je débranche l'aspirateur, je l'ouvre, je sors le sac, et je... fouille dedans. BEURK. C'est sale. Et bien sûr, il est presque plein : ça n'aurait pas pu arriver à un moment où le sac était vide, non.
Mais je trouve ma touche !
Je remets le sac, parce que je n'ai vraiment pas le courage de le changer là maintenant. Je vais me laver les mains. Je referme l'aspirateur. Je le range à la cave. Je vais passer ma touche à l'eau. Je l'essuie très soigneusement. Je la remets sur mon clavier. IL Y A. EMILY. Ouf, ça remarche normalement !
Conclusion : d'après la météo, il y a de fortes chances qu'il pleuve cet après-midi.
Et bien sûr, à ce stade, mon thé était complètement froid.

Il y a des matinées plus pénibles que d'autres, non ?

jeudi 1 juin 2017

Tri de chaussures

Ça, ce sont celles qui traînaient dans l'entrée.


Après, je m'attaque à celles qui sont sur des étagères ou dans des cartons à la cave.

mercredi 31 mai 2017

Soustraction pour le plaisir

Miss Thing One revient de l'école toute contente : ils ont appris à faire des soustractions, aujourd'hui. Elle s'empresse de me montrer comment elle procède avec un exercice pratique : 44 - 15 = ... Elle dessine des dizaines, des unités, puis m'annonce fièrement la solution*. Le Grand arrive sur ces entrefaites.
— Ce sont tes devoirs ? lui demande-t-il.
— Non, nos devoirs, c'est de la lecture.
— Mais alors, pourquoi est-ce que tu fais ça ?
— Ben, comme ça !
Il la dévisage, les yeux comme des soucoupes, et demande, histoire de vérifier qu'il a bien compris :
— Mais... tu veux dire que tu fais des maths pour le plaisir ?

(Personnellement, si j'avais du temps libre, ça m'amuserait beaucoup plus de résoudre une équation ou de démontrer que ABCD est un parallélogramme que de dessiner une carte géographique comme il le fait si souvent – non mais franchement, quelle idée !)

* Vous avez deux heures. L'usage du boulier et du trombone à coulisse sont interdits.

mardi 30 mai 2017

Convergence Francilienne dimanche prochain

J'ai l'habitude de toujours raconter mes sorties ou voyages après les avoir fait, mais on m'a fait remarquer que c'était dommage, car cela pouvait intéresser certains lecteurs du blog... Donc cette fois, je vous l'annonce à l'avance : cette année comme les années précédentes, je ferai la Convergence Francilienne, cette grande balade à vélo organisée chaque année par l'association de cyclistes MDB. Je l'ai faite pour la première fois en 2014 (ici), et j'ai recommencé chaque année depuis (2015 et 2016). Si quelqu'un veut m'y retrouver, il ne peut pas me rater : je serai avec la branche blanche, peut-être en tête de cortège, sans doute avec un gilet bleu de "capitaine", et toujours avec un triporteur et au moins deux enfants dedans (on va voir si Miss Thing One peut prendre son propre vélo).


Il devrait faire gris et pas trop chaud, le temps idéal pour ne pas se transformer en homard. L'allure est extrêmement raisonnable, l'ambiance très sympathique. Allez, les Îledefranciens, on enfourche son vélo et on vient participer !

La carte des points de rassemblement est ici.



dimanche 28 mai 2017

Quatre jours bien remplis

Fin de ce pont de quatre jours où rien ne s'est passé exactement comme prévu. Mais où, finalement, tout s'est bien passé.

Le spectacle de danse de Miss Thing One le jeudi. Ma gamine était souvent légèrement en retard par rapport aux autres, mais il faut dire que c'était la plus jeune du groupe. Et puisque ça lui plaît assez pour qu'elle ait envie de continuer, on remet ça l'année prochaine !

(En bas, ce n'est pas une mère folle de fierté, mais la prof de danse.)
Le voyage à Rouen le vendredi et samedi, avec une nuit dans une auberge de jeunesse très sympa et propre, avec un tour de la ville en petit train touristique (pour reposer les gambettes), un passage par le musée des Beaux-Arts (thème : "De Caravage à Monet, histoire de la peinture européenne, introduction". Résumé : plus ça avance, moins il y a de Jésus et de Zeus, et plus il y a de paysages et d'autres trucs.), un petit tour par la cathédrale où quelqu'un jouait de l'orgue pour de bon ("L'un des instruments les plus sonores qui existent", ai-je avancé. "Moins que le cor des Alpes qui peut s'entendre à cinq kilomètres", m'a rétorqué le Grand, qui a toujours quelque chose à objecter à tout. "Peut-être, mais essaie un peu de jouer un requiem avec un cor des Alpes", ai-je répondu, ce à quoi il n'a rien trouvé à redire, na.), une visite au "Panorama XXL" qui présente une immense fresque à 360°, avec son et lumière, replongeant le spectateur dans l'ambiance de Rouen en 1430 (à l'époque de Jeanne d'Arc) (très impressionnant, surtout pour les enfants), une balade le long de la Seine, et puis deux pique-niques dans un parc et un dîner de pâtes préparées dans la cuisine de l'auberge de jeunesse, ce qui nous a permis d'éviter les restaurants et de limiter le prix du séjour.

L'auberge de jeunesse, dans une ancienne teinturerie

– Y a plein de maisons avec poitrine apparente, maman, m'a dit Mr Thing Two.
– Poutre, mon amour. Poutres apparentes.

Après le pique-nique, on apprend à faire la roue.
(Je suis très fière, j'y arrive encore)

Il faut que quelqu'un parle à cette famille des triporteurs !
Le spectacle au Parc Floral aujourd'hui, "Mais il est où le do", par la compagnie des Châteaux de Sable, une pièce jouée avec des marionnettes par trois acteurs / musiciens (aux instruments parfois étonnants) sur le thème des chansons traditionnelles de notre enfance, spectacle qui a bien plu à mes gamins (même au Filou, qui a bien compris l'intrigue) ; et puis un peu de toboggan, et puis un peu de bac à sable, et puis un trajet à six en triporteur, car ma sœur était venue nous rejoindre avec son bambin, et j'ai réussi à la transporter en plus de mes trois gamins ET de la poussette, ce qui prouve une fois de plus la supériorité du triporteur sur les voitures de taille classique dans lesquelles on ne peut caser que cinq personnes (et en plus, j'ai fait mon sport de la semaine).

C'était un méchant roi qui avait volé le do d'une clarinette
pour empêcher Jeannette d'épouser son ami Pierre...


Bref, des bonnes journées, malgré l'absence de Darling. Des vraies journées en famille, dans la bonne humeur. Peu de disputes ou de râleries, beaucoup de bons moments, de rires et d'émerveillements : des futurs souvenirs précieux, j'espère...

vendredi 26 mai 2017

Rouen, deuxième tentative

Jusqu'ici, tout va bien.
(Et en plus il fait très beau)
(Dommage pour Darling)

jeudi 25 mai 2017

Un pont contrarié et contrariant

Vu que, par la faute du lobby des professionnels du tourisme, les enfants de la zone C, cette année, allaient avoir 12 SEMAINES de cours d'affilée entre les vacances de printemps et celles d'été (après avoir eu 5 semaines entre les vacances de Noël et celles de février) (je préfère ne pas trop en reparler, ça me met en rage), j'avais pensé que le pont de l'Ascention pourrait faire office de mini-vacances. Nous serions partis le mercredi juste après la classe, nous aurions passé quatre jours chez ma mère ou chez ma tante ou ailleurs, et cela aurait fait une coupure sympa, une occasion de profiter du joli mois de mai.

Et puis j'ai appris que le spectacle de danse de Miss Thing One allait avoir lieu le jeudi 25 mai, dans l'après-midi. Avec répétition de deux heures le matin. Dans un théâtre assez loin de chez moi.

Bon. Tant pis. Trois jours, cela devenait trop court pour aller se mettre vraiment au vert. Mais pourquoi pas une excursion non loin de Paris ? Juste deux jours, pour ne devoir payer qu'une seule nuit quelque part ? Après de longues recherches, j'ai découvert que l'auberge de jeunesse de Montargis était en bordure de forêt. Parfait. On y va le vendredi matin, on revient le samedi soir. J'ai réservé un dortoir pour six. J'ai payé, même. J'ai réservé le billet aller.

Et puis j'ai appris qu'il y avait des travaux sur la ligne et qu'aucun train ne circulerait le samedi 27 entre Montargis et Paris. Retour impossible.

Bon, eh bien, on trouvera autre chose pour le vendredi et samedi. Quant au dimanche, puisque tout le monde rêve de forêt, allons à Fontainebleau ! J'ai étudié les horaires de train. J'ai acheté une carte IGN. J'ai cherché une balade réalisable par des jeunes enfants. J'ai cherché ce qui pourrait les intéresser.

Et puis j'ai appris qu'il y avait un spectacle auquel je voulais vraiment emmener mes enfants. Au Parc Floral. Un dimanche après-midi. En mai. Gloups.

Bon. Tant pis pour le dimanche : ce sera bain de foule et non bain de nature. Et pour le vendredi-samedi, alors ? Rouen, alors, puisque nous n'avons pas eu le temps de voir grand-chose la dernière fois, avant que le virus ne nous achève ? J'ai contacté l'auberge de jeunesse de Rouen, qui m'a confirmé très gentiment que je pouvais réutiliser ma réservation. Pas très champêtre, certes, mais ça pourrait être chouette. On va l'avoir, notre premier vrai weekend à six. Et on va en profiter !

Et puis j'ai appris que la mère de Darling, hospitalisée hier après-midi pour une grave infection à la jambe, s'est enfuie de l'hôpital hier soir dans un moment de délire paranoïaque. Darling a dû prendre le train ce matin aux aurores.

Mais bon sang, qu'est-ce que je lui ai fait, à ce pont de l’Ascension ?

mardi 23 mai 2017

Liste d'objets préférés, par Mr Thing Two

Consigne : Je fais la liste de mes cinq objets préférés.

Réponses de Mr Thing Two (7 ans, CP) :

- des jouê
- de larjan
- un diaman
- des bonbon
- du poulê

(C'est moi qui me fais des idées, ou il ressemble de plus en plus à son grand frère ?)

samedi 20 mai 2017

Travaux de peinture et anniversaire

Et donc, qu'ai-je fait, pendant ces quelques jours chez ma mère ?
Eh bien, pour la première fois de ma vie, j'ai joué les peintres en bâtiment. Il faut savoir que l'état de mes murs m'importe peu : dans notre ancien appartement, nous avions tout fait repeindre avant d'emménager, et n'avons plus touché à rien avant de déménager, onze ans plus tard. Ma mère, elle, a déjà dû peindre une bonne cinquantaine de pièces dans sa vie (à la fois parce qu'elle a beaucoup eu la bougeotte au cours des deux dernières décennies, et parce que la déco l'intéresse plus que moi). Mais cette fois, il y avait une difficulté supplémentaire : l'un des murs concerné était couvert de papier peint, et elle ne voulait pas se lancer toute seule.

Quand je suis arrivée, dimanche, après un bon déjeuner sur la terrasse pour nous donner des forces, nous avons donc déplacé les meubles, dont une armoire gigantesque (heureusement que ma sœur de 16 ans et son copain étaient là pour nous prêter main-forte) et nous avons entrepris d'arracher le papier peint. Qui avait été collé avec beaucoup de soin, croyez-moi. Eau chaude et griffoir ont un peu aidé, mais il nous a tout de même fallu quelques heures pour en venir à bout.

C'est bête, j'ai oublié de vérifier ce que ça voulait dire
avant de tout arracher.
  Le lundi matin, le mur était débarrassé de toute trace de papier, mais il était passablement écaillé. Nous avons donc attaqué une opération que nous n'avions jamais réalisée auparavant ni l'une ni l'autre : étaler de l'enduit, après avoir regardé (plusieurs fois) un tutoriel où un certain Alexandre nous expliquait plein de choses au sujet d'angles, de consistances, de direction du geste, et de sardines (?).  Autant dire que ça n'a pas été sans mal, surtout au début. Mais en quelques heures, nous sommes venues à bout du mur, même si nous n'avons pas pu respecter la consigne d'aller toujours "du sec vers le mouillé" (ben oui, mais au bout d'un moment, c'est mouillé partout !).

Peut-être qu'il n'aurait pas fallu
commencer en plein milieu, en fait.
Pour terminer d'occuper notre journée, nous avons dégondé les trois portes qui donnaient sur l'entrée et les avons repeintes, pour ne pas faire de jaloux.

Le mardi, l'enduit était sec. Il fallait désormais le poncer. D'où les courbatures. Car nous n'avions que des ponceuses à huile de coude. Et ça nous a pris un certain temps. Mais devant nos yeux émerveillés, le mur qui nous avait paru si irrégulier la veille est devenu presque parfaitement lisse. Face à ce résultat, qu'importe si nous avons avalé environ trois kilos de poudre d'enduit au passage !

A la fin de l'opération, les cheveux
de ma mère étaient aussi gris que les miens.
Après, il a encore fallu lessiver les murs, et passer l'aspirateur partout, et poser du scotch sur tout ce qui dépassait, et tapisser le sol de plastique, et puis nous avons attaqué la peinture proprement dite, en commençant par le plafond. Moi qui n'avais jamais tenu un rouleau en main de ma vie, je me suis lancée héroïquement.

Bien sûr, nous en avons tout de même
fichu partout dans la maison.

Miraculeusement, je ne me suis pas cassé
la figure (mais j'ai failli)

Mercredi matin, j'étais désormais tellement aguerrie que j'ai passé toute seule la deuxième couche partout dans la pièce (sauf au plafond, qui nous avait paru déjà bien assez blanc).
Mercredi après-midi, il ne restait plus qu'à rebrancher les lampes (d'où une brève leçon d'électricité : je n'avais quasiment jamais vu de domino, mais comme, avec ma délicatesse naturelle, j'avais tout arraché au début des travaux, il a bien fallu être intelligente), et puis à remettre des meubles. Et l'entrée était terminée.

On dirait presque du travail de pro (quand on ne regarde pas les coins)

— On n'aura qu'à dire que pour ton anniversaire, je t'ai offert un cours de bricolage, m'a dit ma mère.
(Sauf qu'en fait elle m'a aussi offert un délicieux dîner dans un resto fort sympathique. J'espère que ce n'était pas mon cadeau de Noël à l'avance.)

Voilà, maintenant je sais repeindre un mur et même refaire un enduit. Et j'en suis très satisfaite.
— Chic, tu vas pouvoir commencer à repeindre la maison, a commenté Darling quand je suis revenue. Je sais que tu n'as pas beaucoup de temps, mais une pièce à la fois,ça devrait aller, non ?

(La prochaine fois, pour mon anniversaire, je veux poser un carrelage. Chiche.)