vendredi 23 juin 2017

Canicule hollandaise

- Voulez-vous encore de l'eau ? me demande la serveuse amstellodamoise en constatant que j'ai fini mon verre.
- Non merci.
- Vous êtes sûre ? Avec cette chaleur, il faut boire beaucoup.

Il fait 19 degrés.

(C'est le noooooooord !)

Randovélo

Tell everybody I'm on my way,
New friends and new places to see...

Depuis hier, j'ai cette chanson de Frère des ours dans la tête. Je suis actuellement dans un train pour Amsterdam, d'où je partirai demain avec un groupe d'inconnus pour une randonnée à vélo qui nous conduira jusqu'à Brugge. C'était mon cadeau d'anniversaire de l'année dernière, pour mes 40 ans. Je n'ai jamais fait de voyage à vélo, je n'ai jamais fait de vacances organisées toute seule (hors UCPA), et je n'ai jamais mis les pieds aux Pays-Bas. Ah, et je n'ai jamais passé huit jours d'affiliés loin de ma famille depuis la naissance des Things.

Bref, l'aventure (organisée).

With blue skies ahead yes I'm on my way...

(En fait, le ciel promet d'être plutôt gris, mais après ces jours de canicule, c'est un soulagement !)

mercredi 21 juin 2017

Crudivorisme raté

— Pff, fait trop chaud, pas envie de cuisiner. Puisque tu vas au magasin, Darling, achète-nous quelque chose de frais, d'accord ? Salade, tomates, concombres...
— D'accord !
Une demi-heure plus tard, il revient avec des poivrons :
— Je me suis dit qu'on pourrait faire une peperonata...
— Hein ?
— Ben quoi ? Ça se mange froid !
— Certes, mais d'abord, les poivrons, il faut les faire cuire !
— Ah ! Oui, c'est vrai, je n'y avais pas pensé. Une salade de riz, alors ?
— ...


(Et pourquoi pas un Darling en carpaccio, plutôt ?)

Horreur nocturne

Nuit.
Chaleur.
Vous dormez ; mal, mais vous dormez.
Et puis tout à coup, un hurlement déchire la nuit.
Vous vous levez d'un bond. Vous vous précipitez,déjà en sueur. Ce n'était pas un "maman, j'ai soif". C'était un hurlement de terreur.
Vous entrez dans la chambre de votre fille, et là, vous la voyez, votre chérie, la prunelle de vos yeux, entièrement couverte de sang. Pyjama, oreiller, draps, tout est rouge vif.
Pour faire passer le hoquet, c'est très efficace...

(Heureusement que ce n'est pas la première fois que ça arrive et que ma sœur avait la même tendance à saigner du nez par fortes chaleur, sinon j'aurais pu m’affoler !)

mardi 20 juin 2017

Cookies mal accueillis

La dernière fois, je m'étais excusée de ne pas leur avoir fait de gâteaux, et dans leur grande indulgence, ils m'avaient pardonnés. Pour compenser, je leur avais acheté des glaces.

La fois suivante, en revenant de l'école, ils m'ont demandé :
— Maman, tu as fait des gâteaux ?
— Oui, j'ai fait des cookies.
— Oh  non ! C'est nul, les cookies, tu en fais tout le temps ! Nous on voulait des glaces ! T'es méchante ! Oiiiinnnnn !

Je jure sur la tête de mon Kitchenaid que je n'exagère pas et que deux d'entre eux se sont mis à pleurer.

Ces enfants ne me méritent pas.



(Je vous rassure, une fois remis de leur déception, ils ont mangé une demi-douzaine de cookies chacun en reconnaissant du bout des lèvres qu'ils étaient "très bon, mais quand même on préfère les glaces".)

dimanche 18 juin 2017

Le Grand a quinze ans

Il a revu ses plus anciens copains, des garçons dont il a fait la connaissance en petite section de maternelle (ça, c'est de l'amitié fidèle, ou je ne m'y connais pas) : trois bonshommes à la grosse voix, à l'appétit vorace et à l'humour potache qui sont venus passer la nuit ici. Pour la quatrième fois depuis notre emménagement ici, ils ont fait un dîner de crêpes et ont enchaîné sur une nuit au cours de laquelle personne n'a beaucoup dormi.

Au matin, ils ont vidé un saladier de viennoiseries, puis ils sont allés jouer au gendarme et au voleur avec les Things et le Filou dans le jardin. Voir ces gaillards désormais plus grands que moi courir dans tous les sens avec de gros rires et faire les pitres avec des mômes de cinq et sept ans avait quelque chose de cocasse.

Puis deux d'entre eux sont partis, mais le troisième, qui était arrivé plus tard, a eu le droit de rester. Une amie à moi venait déjeuner avec compagnon et enfants. J'avais fait un buffet, et nous avons passé l'essentiel de la journée dans le jardin. Les deux ados, eux, ne se sont montrés que pour manger.

Au goûter, il a soufflé ses quinze bougies, et il a déballé ses paquets. En dehors d'un poignard datant de la Seconde Guerre mondiale de la part de son père (sans commentaire), d'une promesse de restaurant japonais de ma part, et d'un saucisson de la part de l'un de ses copains (qui le connaît bien), il n'a eu que des livres. Que des livres. Trois BD humoristiques. Une BD historique. Une BD politique. Une BD de Picsou, parce que c'est ce qu'il voulait. Et puis un exemplaire de Le dessous des cartes, pour faire contrepoids.

Que des livres, donc. Il faut dire que, quand je lui avais demandé quelques jours plus tôt ce qu'il voulait pour son anniversaire, il m'avait répondu :
— Un Picsou, pour ma collection.
— C'est tout ?
— Ben, je n'ai pas d'autres idées.
— Un téléphone ?
— Non. D'abord, je n'en ai pas besoin. Et puis j'ai vu un reportage l'autre jour sur Internet qui montre que pour extraire les composantes nécessaires pour les téléphones, on envoie des enfants dans les mines, parce qu'elles sont trop étroites pour des adultes. Je ne suis pas d'accord.
(Comment lui donner tort ? Je pense donc que l'année prochaine, il sera le seul de tout le lycée à ne pas avoir de smartphone et même pas de téléphone portable tout court...)

Le soir, juste avant de se coucher, alors que j'avais un peu de remords en pensant que cette année, je ne m'étais vraiment pas beaucoup foulé, ni pour lui organiser une vraie fête, ni pour lui trouver un cadeau un peu original, il m'a dit avec satisfaction :
— C'était vraiment un bon anniversaire !
Les bavardages entre copains jusqu'à 4h du matin ? Les crêpes, les gâteaux, et le saucisson ? Les BD et le pavé de géographie ? Un peu tout ça, j'imagine.

15 ans, l'âge où on est encore très mélangé...

vendredi 16 juin 2017

Urgence estivale

Mercredi matin, email :
Chère Fofo,
Je t'écris parce que je voulais te proposer une nouvelle traduction, d'un roman très sympathique dont les droits ont déjà été vendus dans sept langues ! Tu trouveras plus d'information dans la présentation en pièce jointe. J'espère que ça te tentera !
Bien à toi,
Editrice

Jusque-là, j'étais ravie. Et puis j'ai lu le post-scriptum :

PS : Il y a 400 pages, et j'aurai besoin du texte pour fin août.

Ah.
Alors, mettons que je lâche ce que je suis en train de faire actuellement (pas d'urgence : comme j'avais un trou, j'ai pris de l'avance sur mon planning de l'automne) et que je m'y mette immédiatement.
Voyons, du 23 juin au 1er juillet je suis sur un vélo, à partir du 8 juillet les enfants sont à la maison à plein temps, et du 13 juillet au 30 août je suis en vadrouille avec mes mômes. Mettons que je travaille un peu, quand j'ai le temps. Entre les quatre repas par jour (acheter, préparer, cuisiner, laver, ranger) et les deux lessives quotidiennes (trier, étendre, plier, ranger), et bien entendu les sorties avec les enfants (organiser, préparer, conduire, visiter, revenir, ranger), je dois pouvoir faire, disons... entre trois et cinq pages par jour ? Sauf au camping, bien sûr. Et les jours où on voyage. Et ceux où nous avons prévu une grande sortie...
Bon, le calcul est vite fait, en réalité.

Chère éditrice,
J'aurais vraiment aimé accepter, mais avec les vacances scolaires qui arrivent, je ne vais vraiment pas réussi à traduire 400 pages d'ici fin août... Je le regrette beaucoup. J'imagine qu'on ne peut pas repousser la remise à fin septembre ?
Bien à toi,
Fofo

48h de silence.
Ce matin, elle m'appelle :

— Allô, Fofo, écoute, je t'appelle pour en discuter, parce que j'aimerais bien que ce soit toi qui le fasses... Et puis je dois t'avouer que j'ai contacté d'autres traducteurs, et je n'ai eu que des réponses négatives. Tous ceux qui ont des enfants partent en vacances, et même ceux qui n'en ont pas...

(Ces traducteurs, quels flemmards, franchement !)

— Il doit bien y avoir quelques traducteurs qui ne partent pas, non ?
— Il y a aussi ceux dont le planning est déjà plein.

(Ils sont pénibles, ces traducteurs, à prévoir du travail plusieurs mois à l'avance, au lieu d'attendre gentiment près de leur téléphone qu'on leur donne un truc à faire !)

— Mais pourquoi est-ce que c'est aussi urgent ? J'ai vu que le livre en VO va sortir en novembre. Vous espérez le sortir en même temps ?
— Non, non, il est prévu pour janvier, mais on a une réunion des représentants début septembre.

(J'aurais dû m'en douter : c'est toujours à cause de la réunion des représentants.*)

— Et si, fin août, je te donnais un tiers de la traduction, plus un résumé détaillé du reste du livre ? Peut-être que les représentants s'en contenteraient ?
— Mmm... J'aurais aimé leur donner le texte complet.
— Mais vous venez juste de l'avoir, ce texte ? Parce que si tu m'avais contactée il y a deux ou trois semaines, j'aurais peut-être accepté.
— C'est vrai ? C'est dommage ! Non, on l'avait déjà, mais on vient juste de faire notre programme 2018, donc on ne savait pas qu'il allait paraître en janvier.

(Et bien entendu, il n'est venu à l'idée de personne que même s'il devait paraître en mai ou septembre, on pourrait quand même le mettre en traduction tout de suite. Non.)

— Écoute, je suis vraiment désolée, mais c'est trop tard pour annuler mes vacances et inscrire mes enfants dans une colonie !
— Bon, je vais y réfléchir. Je te rappelle d'ici ce soir.


Finalement, elle a accepté la remise partielle fin août et le reste fin septembre. Puisque je m'obstinais à vouloir partir en vacances avec mes enfants...

*Pour ceux qui n'y connaissent rien, les représentants sont les intermédiaires entre éditeurs et librairies : ceux que les éditeurs doivent convaincre que tel livre est super, pour qu'ils convainquent à leur tour les libraires d'en mettre plein d'exemplaires dans leur librairie.

jeudi 15 juin 2017

Indulgence

Retour de l'école :
— Je suis désolée, les enfants, je suis une très mauvaise mère : je n'ai pas eu le temps de faire des gâteaux, aujourd'hui.
— C'est pas grave, maman, me dit Mr Thing Two. Pour une fois, on peut manger des granola.
— Tu n'est pas une mauvaise mère, tu es une bonne mère ! renchérit Miss Thing One.

Ce qui m'a fait le plus rire (sous cape), c'est le sérieux avec lequel ils cherchaient à me rassurer...

Tragédie

Il n'y avait pas UNE SEULE cerise.







(En fait je suis revenue lundi soir, mais il m'a fallu tout ce temps pour m'en remettre)


(Avouez que c'est plus original que "J'ai pas eu le temps de bloguer", comme excuse)

(Allez, promis, je recommence à écrire régulièrement)

vendredi 9 juin 2017

Départ inopiné

Je devais partir dimanche matin, après avoir voté, pour quatre jours dans notre maison de vacances en Italie. Raison officielle : contrôle de l'avancée des travaux entrepris, remontage de meubles, grand rangement en vue de l'été, démarches administratives urgentes. En réalité, j'espérais surtout me gorger de cerises.
Finalement, parce que Darling a besoin d'aller voir sa mère mardi, j'ai dû avancer mon voyage. J'ai appris ça hier soir. Je suis dans le train en ce moment même. Je ne pourrai pas aller à l'atelier vélo demain (je commence à croire à une malédiction). Je ne pourrai pas voter dimanche. Je n'aurai que le lundi matin pour les démarches administratives. L'amie qui devait me rejoindre à partir de dimanche soir ne peut pas venir plus tôt.
Mais surtout, ce qui m'inquiète, c'est : en deux jours seulement, aurai-je le temps de manger toutes les cerises ?

mercredi 7 juin 2017

Citation apocryphe

J'avais dit que je reviendrai parler de la Convergence, mais en fait je n'ai rien de spécial à dire. Rien de plus que les fois précédentes, en tous cas. C'était chouette, voilà. Malgré le coup de soleil (déjà presque parti, heureusement). Je n'ai même pas de photos spécialement rigolotes.

Du coup, trop fatiguée pour chercher un vrai billet à faire, je me suis dit que j'allais vous coller une belle citation sur les vélos et les livres que j'ai lue hier ou avant-hier.

Sauf que je ne la trouve plus.

Pas grave. J'ai lu aujourd'hui un billet de blog de l'auteure jeunesse Clémentine Beauvais qui enquête sur la plus célèbre des citations de Lewis Carroll... qui s'avère fausse. Donc puisque je ne trouve plus ma citation, je vais la réinventer, na. Et je vais l'attribuer à un auteur prestigieux, tant qu'à faire. On verra bien si je la retrouve sur Twitter ou Facebook dans quelques semaines ou mois.

Les vélos et les livres sont deux des plus belles inventions de l'humanité : ils vous permettent de voyager très loin en ne dépendant que de vous-même.
Umberto Eco

(N'hésitez pas à l'envoyer à des amis, à l'afficher au bureau, à la broder sur des coussins...)

(Et si quelqu'un retrouve la citation d'origine, qu'elle soit vraie ou fausse, ça m'intéresse !)

lundi 5 juin 2017

Coup de soleil

Pourquoi, pourquoi, pourquoi ai-je cru pouvoir me passer de crème solaire simplement parce que le temps était en partie couvert et que je me mettais à l'ombre à chaque arrêt ? 

J'ai un trait rouge sur chaque bras au niveau des manches, un nez qui ressemble à une petite betterave (et le pire, c'est que je n'aime PAS les betteraves), et un magnifique décolleté où on distingue la marque de la lanière de l'appareil photo.

Bien entendu, les quatre enfants n'ont rien. Mr Thing Two, le seul autre pâlichon de la famille, était en manches longues et portait un casque.
Bon, je reviens vous parler de la Convergence plus tard. Pour l'instant, je vais aller mettre de la Biafine...

dimanche 4 juin 2017

Braquage à l'ancienne



Hier matin, je vous l'ai raconté, la journée a commencé assez péniblement. J'étais donc d'autant plus décidée à aller à un atelier vélo pendant l'après-midi. Cela fait des mois et même des années que j'en ai envie, et je me suis enfin décidée. En fin de matinée, j'ai vérifié l'adresse. Et c'est là que j'ai découvert l’astérisque sous les horaires d'ouvertures :

Ouvert le samedi* de 14h à 19h
* sauf le premier samedi du mois.

Voyons le bon côté des choses : j'aurais pu y aller en poussant laborieusement à la main le vélo mal en point que j'ai rapporté de Grenoble, trouver porte close, et devoir revenir. 12 km à côté d'un vélo, pour rien, ça m'aurait agacée.

Du coup, le soir, je suis allée au cinéma. J'ai choisi un film dont j'étais certaine qu'il me mettrait de bonne humeur : Braquage à l'ancienne. Et j'avais raison, ça m'a mise de bonne humeur. Pas seulement le film lui-même, d'ailleurs, mais aussi les bandes-annonces, les publicités (Ha ha, l'Oasis bon pour la santé, avec des fruits qui parlent, et "exciting" traduit par "trop kiffant" ! Mes voisins ne comprenaient pas pourquoi je riais comme ça...), et surtout le trajet sur une piste loin des voitures, sous une pluie vivifiante à l'aller, dans la nuit au retour, comme une transition toute douce entre la fiction et la réalité. Et puis le film lui-même aussi, bien sûr : pas d'une originalité folle, mais divertissant, avec de bons acteurs, et d'où on est certain de sortir avec le sourire (et quelques questions sans réponse, mais peu importe).

Une bonne soirée, ça fait oublier tous les tracas et contretemps, non ?

samedi 3 juin 2017

Matin chagrin

Samedi matin. Les enfants se réveillent à 7h30, alors que les jours où il y a école, c'est moi qui dois les réveiller. Normal.
Je nourris les monstres. Puis je prépare mon propre petit déjeuner. Thé, tartine.
Il fait gris. Et le Filou et Miss Thing One ont tous les deux invité un copain cet après-midi. Et le Grand va chez un ami. Il y aura donc cinq enfants de 5 à 7 ans, et aucun animateur bénévole de 15 ans. Est-ce que j'ose me rendre à un atelier vélo, comme j'en avais l'intention, et les laisser tous avec Darling ?
Voyons les horaires de l'atelier vélo. Et la météo. S'il ne pleut pas, ils pourront au moins jouer dans le jardin. Mon thé à la main, je vais allumer l'ordinateur.
Il bourdonne. Grésille. Vrombit. S'éteint.
Je coupe le courant. J'attends.
Je rallume. Bourdonnement. Grésillement. Vrombissement. Plus rien.
Allons bon. Qu'est-ce que ça pourrait être ? Un câble mal branché ? Trop de poussière à l'intérieur de la machine ? Voyons ça.
Je vais chercher un tournevis. Je débranche tout. Je dévisse. J'ouvre l'unité centrale. Oui, il y a pas mal de poussière.
Je vais chercher l'aspirateur à la cave (non, je ne l'utilise pas souvent). Je nettoie de mon mieux l'intérieur de l'ordinateur. Enfin, je rebranche tout, soigneusement, pour éviter tout faux contact.
J'appuie sur le bouton. Ça marche ! Ouf. Cela dit, je ne suis pas naïve, je sais que mon ordinateur commence à donner des signes de fatigue et que ce n'est pas un petit coup d'aspirateur qui va beaucoup prolonger son espérance de vie. Un de ces mois, il va falloir que je le change. Gloups. Mon compte en banque ne va pas aimer ça.
Enfin, pour l'instant, le drame est évité. Juste avant d'aller ranger l'aspirateur à la cave, je me dis que mon clavier mérite un petit nettoyage, lui aussi.
Je le savais, pourtant. La mésaventure était arrivée à des collègues traducteurs. J'étais avertie. Mais malgré mes précautions, je n'ai pas seulement aspiré des tonnes de poussière (bon sang, toute cette saleté sous mes doigts !), mais aussi... une touche.
Le Y.
Ça pourrait être pire. Le A. Ou le E. Ou le R. Mais bon, ce n'est pas idéal quand même. J'ai souvent besoin d'écrire "Il y a". Et maintenant que j'y pense, il y a une "Emily" dans ma traduction en cours.
Je n'ai plus qu'à récupérer mon Y.
Je débranche l'aspirateur, je l'ouvre, je sors le sac, et je... fouille dedans. BEURK. C'est sale. Et bien sûr, il est presque plein : ça n'aurait pas pu arriver à un moment où le sac était vide, non.
Mais je trouve ma touche !
Je remets le sac, parce que je n'ai vraiment pas le courage de le changer là maintenant. Je vais me laver les mains. Je referme l'aspirateur. Je le range à la cave. Je vais passer ma touche à l'eau. Je l'essuie très soigneusement. Je la remets sur mon clavier. IL Y A. EMILY. Ouf, ça remarche normalement !
Conclusion : d'après la météo, il y a de fortes chances qu'il pleuve cet après-midi.
Et bien sûr, à ce stade, mon thé était complètement froid.

Il y a des matinées plus pénibles que d'autres, non ?

jeudi 1 juin 2017

Tri de chaussures

Ça, ce sont celles qui traînaient dans l'entrée.


Après, je m'attaque à celles qui sont sur des étagères ou dans des cartons à la cave.